Absence de crainte Vô úy Fearlessness 無畏 Vaiśāradya, Abhaya Absence de peur: en enseignant le dharma, les bouddhas et les bodhisattva parlent avec confiance, sûreté, sans crainte, ferme et paisible.


actes mentaux Tâm hành activities of the mind 心行 citta-carya actes mentaux ou actes psychiques (shingyo, 心行). L'activité de l'esprit, le fait que diverses pensées se succèdent et occupent l'esprit. Le bouddhisme les compare à un singe qui saute de branche en branche. Le but de la méditation est de prendre conscience de cette activité puis de la contôler.


adepte en blanc, Bạch y White clothing 白衣 avadāta-vasana Pratiquant du bouddhisme qui n'a pas prononcé de voeux religieux. Au temps de Shakyamuni les habits blancs étaient généralement portés par des laïcs alors que les moines avaient des robes de couleur foncée.


Agama A hàm Agama 阿含 Āgama Āgama signifie l'endroit où se concentrent tous les paroles d'enseignements du Bouddha et sa doctrine pendant 49 ans.


Agitation Trạo cử Agitation 掉舉 auddhatya Désigne un état sans cesse agité qui est devenu un obstacle du parcours méditative.


Aimer Ái Love Tṛṣṇā


Ainsi ai-je entendu Như thị ngã văn Thus have I heard 如是我聞 Evaṁ mayā srutam Formule par laquelle commencent les sutras qui, d'après la tradition, ont été récités par Ananda lors du premier concile.


Ainsi venu Như Lai 如來 Tathāgata Est l'une des épithètes désignant le Bouddha. Le Bouddha utilisait ce mot pour éviter le "je", "moi" pendant ses enseignements. Tathagata a donné lieu à différentes interprétations dès les premières traductions du sanscrit en chinois. Le mot, traduit comme « ainsi venu », a été expliqué ainsi : - celui qui est parvenu à l’éveil en suivant le chemin de l’ainséité ; - représente le nirvāna et la compréhension ; - en apparaissant en chair et en os (nirmanakaya), le bouddha manifeste (fait venir) l'ainséité (dharmakaya) dans le monde . - celui qui prend le chemin des autres bouddhas.


ainsité Chân như true thusness 真如 bhūta-tathatātathatā Nature authentique, non conditionnée, de toute chose; réalité ultime; ce qu'est réellement tout phénomène (tout dharma) mais qu'il est impossible de définir ou d'exprimer. La notion d'ainsité sous-entend le principe de l'immanence des phénomènes. Les choses peuvent être (être ainsi, être telles quelles) sans avoir été créées par une force transcendante extérieure.


Ajatashatru A xà thế Ajatashatru 阿闍世 Ajatashatru Nom du roi de Magadha (ancien royaume de l'Inde). A l'époque du Bouddha, le prince Ajatashatru a écouté son mauvais ami Devadatta, cousin et adversaire du Bouddha, d'emprisonner son père-roi et d'éliminer le Bouddha. Plus tard, avec ses remords, il est venu pour demander refuge auprès du Bouddha et devenu un protecteur très efficace du bouddhisme.


Ajita A dật đa Ajita 阿逸多 Ajita 1. Disciple de Shakyamuni dont l'histoire est évoquée par le grand médecin Jivaka dans le Sutra du Nirvana. Jivaka réussit à persuader Ajita de s'interroger sur sa conduite passée et à rechercher l'enseignement du Bouddha. Ce qu'en dit Nichiren. 2. Titre donné au bodhisattva Maitreya.


ambroisie, élixir Cam lộ nectar 甘露 amṛta Littéralement, non-mort. Dans le mythologie indienne, nectar d'immortalité. Là où les êtres célestes voient l'amrita les êtres humains, dans leur ignorance, ne voient que de l'eau. On disait que l'amrita délivrait des souffrances et rendait immortel. En Chine, on disait qu'elle tombait en pluie du ciel lorsque le monde était en paix.


ami de bien Thiện tri thức good and virtuous friend 善知識 Kalyāṇa-mitra Personne qui transmet l'enseignement correct et conduit vers la pratique bouddhique. Au sens plus large, il peut s'agir d'un événement ou d'un texte qui remplit la même fonction. A l'opposé, le akuchiki (ami néfaste) est celui qui fait obstacle à l'atteinte de la boddhéité.


ami néfaste ou ami du mal Ác tri thức good and virtuous friend 悪知識 pāpa-mitra Personne qui transmet l'enseignement correct et conduit vers la pratique bouddhique. Au sens plus large, il peut s'agir d'un événement ou d'un texte qui remplit la même fonction. A l'opposé, le akuchiki (ami néfaste) est celui qui fait obstacle à l'atteinte de la boddhéité.


Amour universel Đại từ Great kindness 大慈 mahā-maitrī Le terme "Từ", amour bienveillant, signifie accorder, offrir, donner de la joie à l'autre. "Đại từ", grand amour bienveillant, veut dire un amour immense, un désir donner de la joie à tous les êtres vivants.


Ananda A nan (đà) Ananda 阿難 Ānanda Était le cousin et l’un des principaux disciples du Bouddha dont il fut l’assistant personnel pendant vingt-cinq ans. A ce titre, il est celui qui recueillit le plus de paroles de Gautama, et fut requis à sa mort pour réciter le Sutta Pikata afin que le souvenir ne s’en perde pas.


Anna Kondanna Kiều Trần Như 憍陳如 Ājñāta-kauṇḍinya Ajnata Kaundiya ou Kaundinya ou Anna Kondanna. (Vaisseau de feu, Anyakyojinnyo, 阿若a陳如, Aruo qiaochenru). Un des cinq ascètes qui entendirent le Premier sermon du Bouddha et se convertirent à son enseignement. Né dans une famille de brahmanes de Kapilavastu, dans le nord de l'Inde. Il fut d'abord disciple du brahmane Udraka Ramaputra qui pratiquait les rituels d'adoration du feu. Le feu était alors considéré en tant que consommation de toute chose, purification tout ce qui est né ou produit, y compris les désirs et la détresse émotionnelle. Kaundinya accompagna, sur ordre du roi Shuddhodana, Shakyamuni lorsque celui-ci renonça au monde et pratiqua l'ascèse avec lui. Cependant, lorsque Shakyamuni abandonna ses pratiques ascétiques, Kaundinya le quitta et se rendit au Parc des Daims. C'est là qu'ils se rencontrèrent à nouveau lorsque Shakyamuni eut atteint l'état de bouddha. Kaundinya se convertit alors à son enseignement. Le chapitre VIII du Sutra du Lotus prédit qu'il deviendra dans l'avenir un bouddha nommé Fumyo (Lumière universelle). La légende du Roi Kali raconte sa rencontre avec Shakyamuni dans une vie antérieure.


Antidote Đối trị Antidote 對治 Pratipakṣa Au sens d'origine, ce terme exprime la négation, l'arrêt. Dans le Bouddhisme, l'antidote indique le fait d'utiliser la Voie pour éradiquer les facteurs perturbateurs de l'esprit, avec la Voie en tant que sujet de l'antidote et les facteurs perturbateurs de l'esprit, son objet. Le Kosa-Sastra énonce quatre types d'antidote:

1. Par le regard profond sur l'impureté: Utiliser la méthode de contemplation sur l'impureté pour remédier à l'esprit de convoitise, pour se dégoûter de la souffrance...

2. L'antidote par l'éradication: Méditer sur l'enseignement des Quatre Nobles Vérités pour éradiquer les souillures de l'esprit.

3. Par l'investigation des dharma: Utiliser le facteur d'éveil d'investigation (le premier des 7 facteurs d'éveil) pour choisir une matière de pratique conformée à l'authentique dharma et à la vérité afin de maintenir la suppression des souillures de l'esprit.

4. L'antidote par la séparation: Continuer de méditer sur l'enseignement des Quatre Nobles Vérités afin de s'éloigner des facteurs mentaux perturbateurs déjà éradiqués. Selon le Mahaprajnaparamita-Sastra, dans la partie exposant les Quatre Enseignements, celui de l'Antidote est: Contempler l'impureté pour remédier à la convoitise, contempler la compassion pour porter remède à l'aversion, la colère, contempler les causes et conditions pour remédier à l'ignorance. En gros, l'enseignement du Bouddha sert à remédier aux états psychologiques perturbés et en souffrance, à conduire les êtres vivants vers l'éveil et la libération.


Arbre de la Bodhi Bồ đề thụ Bodhi tree 菩提樹 bodhi druma Arbre de la Bodhi (Ficus religiosa) sous lequel Gautama atteignit l'éveil


Arhat A la hán Arhat, Arahan 阿羅漢 Arahan Selon le Theravada, c'est le quatrième et le plus haut des êtres nobles, lequel, a élimine totalement le désir, est débarrassé de toutes les souillures des passions. C'est aussi un parmi des dix synonymes de bouddha, qui représente une noble personne méritant à recevoir des offrandes; éliminant la vanité, l'agitation et l'ignorance; libérant du cycle de réincarnation; n'ayant plus rien à apprendre.


arrogance Ngã mạn identity 我慢 Asmimāna Sentiment d'être supérieur aux autres, ce qui obscurcit le jugement et freine l'Eveil. Le bouddhisme distingue sept, huit ou neuf types d'arrogance. Un certain nombre de figures représentant l'arrogance apparaissent dans les sutras, tels les cinq mille personnes arrogantes dans le Sutra du Lotus et le brahman Grand-Arrogance. Des expressions telles que "la bannière de l'arrogance" y sont également fréquentes. arrogance Mạn identity Asmimāna


Ascétisme Khổ hạnh Ascetic 苦行 Duṣkara-caryā L'ascèse est une discipline volontaire du corps et de l'esprit cherchant à tendre vers une perfection. Bouddha pratiqua les austérités, l'ascétisme. Mais frôlant la mort, en réchappant de justesse, il abandonna également ces pratiques (ses compagnons d'alors comprirent ce revirement comme abandon, défaite, et le laissèrent seul). Ce n'est qu'après que Gautama Bouddha aurait atteint l'illumination, le nirvāna. Le premier sermon du Bouddha annonce cette voie du milieu entre matérialisme et auto-destruction.


Aspect de la pure ainsité Đệ nhất nghĩa đế Absolute truth 第一義諦 paramārtha-satya aspect de la pure ainsité (jissoshin nyo, 實相眞如). Concept élaboré par Zhiyi pour qui la réalité apparaît sous une triple évidence harmonieuse (enzoku santai) : évidence de la vacuité, kutai, évidence de la temporalité ketai, et évidence du milieu chutai. Plusieurs concepts caractéristiques de la pensée indienne sous-tendent cette vision de l'univers. L'observation de l'univers met en évidence l'impermanence de tous les phénomènes. La vie, telle que nous la percevons est indissolublement liée au temps et au changement incessant. Il en découle la notion de la non-existence d'une nature propre (entité immuable). Et à l'inverse est mise en évidence la production conditionnée, enchaînement de causes créant des effets qui sont eux-mêmes des causes de nouveaux effets. Par ailleurs, alors que l'Occident cherche l'absolu dans une transcendance, un Dieu créateur, l'Orient, refuse toute idée d'un commencement absolu, d'une création du monde. S'il y a un Dieu, qui l'a créé ? S'il s'est créé tout seul cela signifie que l'univers aussi peut se créer tout seul. C'est le principe de l'immanence. Les querelles de la scolastiques occidentale qui cherchent à définir transcendance et immanence et à les opposer sont étrangères au Mahayana : les choses existent "par elles-mêmes". Mais en même temps elles n'existent pas "en elles-mêmes" mais seulement dans une relation interdépendante. Dire d'un fait qu'il est "tathata", "ainsi" c'est affirmer qu'il n'a pas été créé par un être transcendant. Le Dharma est "ainsi", le véritable aspect des phénomènes est "ainsi", le principe de causalité est "ainsi". Le Bouddha est l'Ainsi-Venu, nul ne l'a envoyé. La pure ou parfaite ainsité (nyonyo, 如如, tathata) est le monde tel qu'il est vécu par les bouddhas qui, tout en étant dans le monde, le perçoivent comme a-temporel et en dehors des catégories duelles : bien/mal, vie/mort, etc.


aspiration à l'Eveil Bồ đề tâm aspiration for enlightenment 菩提心 bodhi-citta Etat d'esprit qui pousse à rechercher la boddhéité ou la sagesse de bouddha. Dans le Mahayana c'est le premier pas dans la pratique bouddhique.


Attachement, Désir Ái dục Attachment, Desire 愛欲 Tṛṣṇā, toṣayati, priya Le désir ardent ou le désir excessif ou inconvenant


autre rive Bỉ ngạn other shore 彼岸 pāra autre rive (higan, 彼岸). Métaphore qui

désigne l'Eveil ou le nirvana et est employée par opposition à "cette rive", le monde des souffrances et des illusions. Le terme sanskrit "paramita" n'ayant pas d'équivalent en chinois, fut traduit par "atteinte de l'autre rive" et l'image fut ensuite conservée et développée.


Bienfaiteur des nécessiteux Cấp cô độc Anathapindika 給孤獨 Anàthapindika Vivait dans la cité Shravasti, que l'on disait l'un des hommes les plus riches du royaume de Kosala. Réputé pour sa compassion et sa piété et appelé pour cela Anathapindika (celui qui donne aux nécessiteux). Il se convertit au bouddhisme en entendant Shakyamuni prêcher au monastère du Bois de Bambous à Rajagriha. Il décida d'inviter Shakyamuni à Shravasti et, avec l'aide du prince Jetri, fit construire, pour le lui offrir, le monastère Jetavanaqui devint un centre important où le Bouddha dispensa son enseignement.


boddhéité Bồ đề perfect wisdom 菩提 Bodhi boddhéité ou état de bouddha ou état d'éveillé (bodai 菩提, bukkai 仏界, bodhi). Etat propre au 10e des 10 mondes. Il ne s'agit pas de sainteté au sens occidental. C'est encore moins un état surnaturel, bien qu'un glissement dans ce sens ait été observé dans nombre d'écoles bouddhiques. Dans l'optique du Sutra du Lotus, c'est un état inhérent à toute vie et que la pratique bouddhique permet de développer. Comme tous les autres états (voir les dix mondes), il contient les 9 autres : la souffrance, le désir, la colère, etc. mais ayant purifié ses racines, le bouddha est maître de ses émotions. La boddhéité, c'est également la compréhension profonde de la réalité de la vie, de la non-substantialité et de l'impermanence. Lorsqu'on parle d'atteindre la boddhéité dans cette vie (issho jobutsu), il ne s'agit nullement d'un statut permanent mais d'un état de vie où prédominent les caractéristiques propres au bouddha. Cet état est aussi fluctuant que les 9 autres.


Boddhi Dharma Bồ Đề Đạt Ma Bodhidharma 菩提達磨 Bodhidharma Moine bouddhiste probablement originaire du sud de l'Inde, est considéré comme le fondateur en Chine de l'école Chán /Tch’an (), courant contemplatif (dhyāna) du mahāyāna. Bodhidharma est considéré comme le 28e patriarche et comme le premier patriarche chinois.


Bodhisattva Bồ tát Bodhisattva 菩薩 Bodhisattva Celui qui pratique avec le voeu de devenir un Bouddha afin de libérer tous les êtres de la souffrance en les amenant à l'Éveil.


Bodhisattva Avaloskiteshvara Bồ Tát Quán Thế Âm Avalokitesvara Bodhisattva 觀世音菩薩 Avalokiteśvara Bodhisattva Le Bodhisattva Avalokiteshvara a la qualité de grande compassion, aimant tous les êtres comme une mère aime son enfant unique. Il est toujours à l’écoute des appels de détresse venant des endroits malheureux pour aller porter secours aux gens. Selon le soutra du Lotus, il peut s’incarner sous 33 apparences, depuis Bouddha jusqu’à simple homme ou femme. Il utilise sans peur 14 forces pour sauver les êtres des fléaux ou répondre aux sollicitations légitimes des gens qui implorent son nom. D’après le soutra Surangama, ce Bodhisattva possède le don de percevoir les 5 sens par son oreille. Ainsi il peut s’incarner sous différentes formes pour sauver les êtres surtout dans des situations où il y a le feu, l’eau, les diables féroces et armés.


Bodhisattva Ksitigarbha Bồ Tát Địa Tạng Ksitigarbha Bodhisattva 地藏菩薩 Kṣitigarbha Bodhisattva Est l'un des huit grands bodhisattvas. Son voeu est de devenir bouddha une fois l'enfer complètement vide ; il est chargé de sauver les êtres de la souffrance pendant la longue période allant du parinirvāna du bouddha Shākyamuni jusqu’à l’arrivée du futur bouddha Maitreya. Selon les livres sacrés, le Bodhisattva Ksitigarbha a reçu du Bouddha la mission d’éduquer, de secourir tous les êtres sensibles des six mondes, dans la période qui suit l’atteinte du Nirvana du Bouddha et avant que Maitreya ne devienne Bouddha, avec ce voeu : “Tant qu’il y a des gens malheureux en enfer je ne deviendrai pas Bouddha, je n’atteindrai le bodhi que quand j’aurai sauvé tout le monde”. C’est pour cela qu’il est surnommé le Bodhisattva au Grand Voeu. Le bodhisattva apparaît dans le monde de Saha sous différentes formes pour secourir les êtres sensibles. Cependant on le connaît la plupart du temps comme un moine à l’aspect solennel avec un bâton à la main droite et une brillante pierre précieuse à la main gauche, la tête revêtue d’un nimbe, debout ou assis sur un lion sacré. Le lion sacré connaît tout de la terre et du ciel dès son apparition sur terre. Le Bodhisattva sur le lion sacré montre qu’il a acquis la sérénité de l’esprit et dominé les méthodes contemplatives.


Bodhisattva Mahasthamaprapta Đại Thế Chí Bồ Tát 大勢至菩薩 Mahā-sthāma-prāpta Mahasthamaprapta , littéralement « arrivée d'une grande puissance », (sk. Mahāsthāmaprāpta, ch: Dàshìzhì 大勢至; ou dàshìzhì púsà 大勢至菩薩, jp: Seishi 勢至), est un grand bodhisattva du Paradis Occidental de la Béatitude (sk. Sukhāvatī. ch. Xīfāng jílè shìjiè 西方極樂世界). Il aide le bouddha Amitābha à accueillir tous ceux qui ont rempli les conditions pour aller dans ce paradis merveilleux admiré et loué par les bouddhas de toutes les directions. L'école de la Terre Pure le vénère avec Amitābha et le grand bodhisattva Avalokiteśvara comme l'un des Trois Saints de l'ouest (ch. Xīfāng sānshèng 西方三聖). Il est présenté comme l'acolyte de droite d'Amitābha et représente le pouvoir de la sagesse, tandis qu'Avalokiteśvara est l'acolyte de gauche et représente la grande compassion. Ayant réussi à arriver à la dixième terre de bodhisattva en concentrant son esprit sur le bouddha Amitābha et en récitant son nom, il est considéré comme le premier patriarche de l'école de la Terre pure. Comme Avalokiteśvara, il est souvent représenté dans le bouddhisme chinois sous forme féminine. Son association avec Amitābha et Avalokiteśvara se base sur les textes suivants: Canon de l’école de la Terre Pure : Le grand Sūtra de la Vie-Infinie, (sk. Mahāyāna Amitāyus sūtra, ch. Dàchéng wúliàngshòu jīng 《大乘無量壽經》)Sūtra des contemplations, (sk. Vipaśyana Amitāyus sūtra, ch. Guān wúliàngshòu jīng 《觀無量壽經》). Sūtra Shurangama, (ch. Léngyán jīng 《楞嚴經》), dans ce soutra, ce grand bodhisattva relate qu'il est parvenu à l’illumination grâce à la récitation constante du nom du bouddha Amitābha ou de la formule Nāmo Amitābhāya en concentrant son esprit sur ce bouddha. Sūtra de la grande compassion dans lequel le futur Amitābha est un roi protecteur du dharma dont les quatre fils sont Avalokiteśvara, Mahāsthāmaprāpta, Mañjuśrī et Samantabhadra. Lorsqu’il accède à l’état de bouddha, ses deux fils aînés deviennent ses acolytes. Mahāsthāmaprāpta est aussi l’un des Treize bouddhas de l’école japonaise Shingon où il apparaît dans le mandala du monde de la matrice. Le fondateur de la branche japonaise de cette école, Honen Shonin, est parfois considéré comme son incarnation. Par ailleurs, le Sutra du Lotus le compte au nombre de ceux qui s'assemblèrent sur le Pic du Vautour pour écouter le prêche de Shākyamouni. Le Gautama Bouddha lui dédie le chapitre XX qui illustre l'étendue de la compassion. Le Commentaire du Sūtra du Lotus rédigé par Guàndǐng 灌頂(561-632), patriarche du courant Tiantai, compare Avalokiteśvara au Soleil et Mahāsthāmaprāpta à la Lune. (source Wikipédia)


Bodhisattva Manjushri Bồ Tát Văn Thù Sư Lợi 文殊師利 Mañjuśrī Le nom du Bodhisattva Manjushri a pour significations Bienfait admirable, Bonté admirable, Bonheur admirable, Digne disciple du Dharma. Dans la tradition du Bouddhisme du Grand Véhicule (Mahāyāna), le Bodhisattva incarne l’esprit. Il est souvent représenté sur le dos d’un lion vert, tenant à la main droite une épée tranchante, à la main gauche une fleur de lotus verte ou le Soutra de la Sagesse ou encore la Perle de l’Esprit. Il brandit au-dessus de sa tête une épée de feu qui est l’arme spirituelle pour briser les chaînes de l’ignorance et de l’affliction qui lient les humains aux douleurs et malheurs du cycle de la réincarnation sans fin, pour les emmener vers la Spiritualité parfaite. La fleur de lotus dans sa main gauche représente la qualité lavée de toute affliction et cela signifie que le Bodhisattva dans l’esprit de compassion vient au monde pour sauver les êtres humains sans être sali par les impuretés de la vie, gardant ainsi toute sa sérénité. S’il tient le Soutra de la Sagesse, il représente l’esprit d’éveil. Le lion est le symbole de la force de l’esprit – c’est le roi des animaux à la force immense qui terrorise les autres animaux par son rugissement – le Bodhisattva a acquis l’esprit parfait et par sa bonne parole peut détruire toutes les mauvaises influences. Le Bodhisattva Manjushri incarne l’atteinte de l’éveil par les voies de l’esprit.


Bodhisattva Samantabhadra Bồ Tát Phổ Hiền 普賢菩薩 Samantabhadra Bodhisattva Le Bodhisattva Samantabhadra a le grand voeu, consistant à faire toutes les bonnes actions nécessaires pour apporter le bonheur et l’atteinte de l’éveil aux gens. Le voeu consiste aussi à atteindre l’éveil et secourir les gens. Ainsi tous ceux qui font le voeu de faire les bonnes actions et d’aider les autres à atteindre la rive de l’éveil sont appelés Bodhisattvas Samantabhadra. L’image du Bodhisattva sur le dos d’un éléphant blanc représente le voeu ardent. Parmi les animaux dotés d’une force pour le transport, l’éléphant est le plus fort de tous. Il peut transporter les hommes et les animaux d’un endroit à un autre. Le Bodhisattva Samantabhadra en fait de même, il fait le grand voeu de secourir les êtres humains, en les transportant de la rive de l’ignorance vers le bord de l’éveil. L’éléphant blanc signifie aussi que le Bodhisattva, bien qu’il soit dans le monde plein d’impuretés pour secourir les êtres, n’est nullement sali et garde l’esprit pur. Les 6 défenses d’éléphant représentent les 6 moyens, les 6 pratiques des Bodhisattvas pour atteindre l’éveil (les six Paramitas).


Bodhisattva Skanda Bồ Tát Hộ Pháp Skanda Bodhisattva 韋馱天 Skanda  Skanda est 1 des 8 généraux des régions du sud, et aussi le premier des 32 officiers sous la direction des 4 rois célestes. Ce dieu est intelligent dès sa naissance, il a su se libérer très tôt des impuretés terrestres et a atteint la sérénité par la pratique. Il a émis le voeu devant le Bouddha de protéger les gens qui pratiquent le Dharma et récitent les mantras, contre les dangers et les mauvaises influences dans leur pratique bouddhique. De par sa mission de protection du Dharma et des gens qui le pratiquent, il est aussi souvent appelé le Bodhisattva de la protection du Dharma. Dans le bouddhisme du Grand Véhicule, Bodhisattva de la protection du Dharma (Dharmapala) désigne toutes les personnes qui protègent le Dharma.


bosquet de shala Sa la thụ 娑羅樹 śāla bosquet de shala. Le shala ou sarja, sala (shorea robusta, shara-ju, 沙羅樹) est un arbre aux feuilles vertes persistantes que l'on trouve au nord de l'Inde et dont les fleurs jaunes pâle ressemblent à des camélias. Le bosquet d'arbres shala fut celui où Shakyamuni exposa son dernier enseignement, le Sutra du Nirvana, et le lieu où il mourut. Une légende raconte que les arbres shala se mirent à fleurir et inclinèrent leurs branches pour lui rendre hommage.


Bouddha Phật Buddha Buddha Littéralement l’Éveillé. Trois significations relativement différentes : - Le Bouddha historique, fondateur du bouddhisme, Shakyamuni. - Des bouddhas du Mahayana tels que Amida, Vairocana, ou des bouddhas d’un passé antéhistorique comme par exemple Taho. Généralement ces bouddhas illustrent des qualités spécifiques de l’Eveil et sont, le plus souvent, à considérer d’un point de vue symbolique ou comme objets de méditation. - bouddha, celui qui a réalisé l’Eveil bouddhique. En Inde, ce terme désignait à l'origine tout être qui avait acquis une sagesse ou des "pouvoirs" supérieurs à celui des simples mortels. Après Shakyamuni il en vint à signifier "celui qui s'est éveillé à la vérité ultime de la vie". Dans la doctrine theravada, il désigne celui qui a atteint le stade de nirvana où le corps aussi bien que l'esprit se sont éteints. Le Mahayana provisoire enseigne en général que l'on ne peut devenir bouddha qu'après avoir détruit les illusions au cours d'éternités de pratiques austères et méritoires, en acquérant progressivement les trente-deux caractéristiques d'un bouddha. Le Sutra du Lotus met l'accent sur des qualités plus spirituelles, dont voici les principales : 1) Le bouddha perçoit le véritable aspect de tous les phénomènes et guide les hommes pour les faire parvenir au même Eveil et les délivrer ainsi de leurs souffrances. 2) Le bouddha possède les trois vertus de souverain, maître et parent (santoku). 3) Le corps du bouddha est doté de trois propriétés (sanjin) 4) Le bouddha s'est libéré des illusions et perçoit la vie au delà des dualités : vie/mort, sujet/objet, bien/mal, etc. 5) Le bouddha se situe en dehors des notions du temps et de l'espace. 6) Le bouddha est inhérent à la vie-même et latent en tout être.


Bouddha Amitabha Phật A Di Đà Amitabha Budha 阿彌陀佛 Amitābha Budha Le Bouddha Amitabha est le chef spirituel du monde Suprême situé à l’ouest de ce monde, appelé aussi la Terre Pure. Amitabha signifie lumière infinie (représentant un esprit très large et profond), vie infinie (forte médiation), bienfaits infinis (immence délivrance). Actuellement le Bouddha Amitabha en compagnie des deux bodhisattvas Avalokiteshvara et Mahasthamaprapta sont en train de convertir les êtres dans la Terre Pure. Ils ont le pouvoir immense d’accueillir tous les êtres dans la Terre Pure. Selon le sũtra du mahãyãna sur Vie-Infinie, avant d’atteindre l’éveil le Bouddha Amitabha était un roi qui avait suivi le chemin du culte sous l’égide du Bouddha à cette époque. Avec comme nom de baptême Phap Tang, pendant son apprentissage il a découvert 210 régions de Terre Pure et les pratiques de sérénité pour y parvenir ; il a émis 48 voeux aboutissant à la création d’un monde suprême et solennel afin de sauver tous les êtres qui implorent son nom. Après d’innombrables existences d’apprentissage et de détermination vers la Terre Pure, le moine Phap Tang est devenu Bouddha Amitabha, depuis 10 existences, dans la région Suprême de la Terre Pure située à l’ouest d’un monde éloigné du monde de Saha d’environ 10000 mondes bouddhiques. Grâce aux 48 voeux grands et profonds, en particulier le voeu 18 : " Quand je deviendrai Bouddha je ferai en sorte que les êtres de toute part qui croient et émettent le désir de renaître dans mon monde n’auront qu’à réciter de une à dix fois Nàmo Amita Bouddha; s’ils n’arrivent pas à renaître ainsi je n’atteindrai pas mon éveil". Après être devenu Bouddha (il y a 10 existences), en compagnie des bodhisattvas, il a accueilli au monde Suprême de la Terre Pure tous les êtres réunissant les trois critères : croyance, prière et pratique selon le Dharma. Le voeu du Bouddha Amitabha est immense, sa compassion est très profonde et la pratique du Dharma est très facile, ce qui fait que beaucoup de gens ont choisi cette discipline pour espérer renaître dans le monde Suprême de la Terre Pure. L’accès à ce monde permet de se libérer totalement du cycle de la renaissance.


Bouddha nature Phật tính Buddha-nature 佛性 Buddha-dhātu bouddha [nature de] (bussho, 仏性 buddhadhatu ou buddha-gotra ou buddhat). La cause interne ou la potentialité qui permet d'atteindre l'état de bouddha On l'appelle aussi la semence de l'état de bouddha ou la matrice de l'Ainsi-Venu (nyoraizo, tathagata garbha). Le Mahayana estime généralement que tous les hommes possèdent de manière inhérente la nature de bouddha, bien qu'elle puisse être obscurcie par les illusions et un mauvais karma. Tout au long de l'histoire du bouddhisme, la nature de bouddha a donné lieu à de multiples explications et débats, sur le fait de savoir si elle était ou non inhérente à tout être humain. L'école Tian tai affirme que

chacun est doté des trois potentialités qui caractérisent la nature de bouddha et peut donc atteindre l'Eveil. L'école Hosso enseigne la théorie des cinq natures, qui veut que chacun naisse en étant par nature contraint d'appartenir à l'un des cinq groupes suivants : ceux qui sont destinés à devenir bodhisattva, ceux qui connaîtront l'Eveil personnel, ceux qui sont destinés à l'étude, un groupe indéterminé et ceux qui ne pourront devenir ni bodhisattva, ni auditeur-shravaka, ni pratyekabuddha. Seuls ceux qui sont destinés à devenir bodhisattva et le groupe indéterminé peuvent atteindre la boddhéité. Le bouddhisme de Nichiren enseigne que tous les êtres humains sans exception peuvent manifester leur nature inhérente de bouddha.


Bouddha Shākyamuni Phật Thích Ca Mâu Ni Sākyamuni Buddha 釋迦牟尼 Sākyamuni Buddha Fondateur historique du bouddhisme, vécut au VIe siècle avant l'ère chrétienne. Il est né à Kapilavastu (Sud du Népal), de la reine Māyādevī et du roi Śuddhodana, dans une famille de kṣatriya (caste des guerriers-aristocrates).


Bouddhisme Phật giáo 佛教 Buddhaśāsana Le bouddhisme est une parmi des plus grandes religions. Le bouddhisme est issu des enseignements de Siddhārtha Gautama (l'« éveillé »), considéré comme le Bouddha historique.


Brahma Phạm thiên brahma heaven 梵天 BrahmāBrahma-deva Dieu suprême du panthéon brahmanique. C'est l'aspect créateur et en tant que tel indissociable de Vishnu, le préservateur et Shiva, le destructeur. Ces trois Dieux majeurs existent l'un par l'autre, proviennent l'un de l'autre et se fondent l'un dans l'autre de par leur nature même. Cette trinité régit le rythme ternaire du monde : toutes choses naissent, vivent et se maintiennent un temps, puis disparaissent. Repris par le bouddhisme comme divinité protectrice, il règne sur le premier des quatre ciels de méditation dans le monde de la forme. Brahama est à distinguer du "Brahman", principe immuable dont Brahma est la manifestation.


Brahmane Bà la môn Brahman 婆羅門 Brāhmaṇa Les brahmanes font partie des castes supérieures en Inde. Ce sont les hommes les plus importants, très respectés. Ils sont les prêtres, les enseignants et les hommes de loi. Plus généralement, un brahmane est un homme de lettres disposant de connaissances importantes.


Caché Ẩn mật Secret 隱密


calomnier le Dharma bouddhique Phỉ báng chính pháp 誹謗正法 saddharma-pratikṣepa dénigrer ou calomnier le Dharma bouddhique ou le croyant du Sutra du Lotus (hobo, 謗法 ou hibo shoho, 誹謗正法). Dans l'enseignement de Shakyamuni, le Dharma correct est le Sutra du Lotus qui contient le Véhicule suprême, l'enseignement qui conduit à l'état de bouddha. Le chapitre III (Parabole) du Sutra du Lotus dit : "Celui qui refuse de croire en ce Sutra et au contraire le calomnie, détruit immédiatement les graines qui lui permettraient de devenir un bouddha en ce monde... Après sa mort, il tombera dans l'enfer avici. "Zhanlan définit 14 facteurs (jushi-hobo) qui conduisent au dénigrement du Dharma. Nichiren définit le Dharma correct ou le Véhicule suprême contenu dans le Sutra du Lotus comme Namu Myoho Renge Kyo et le concrétisa sous la forme du Gohonzon, objet de vénération permettant d'atteindre l'état de bouddha à l'époque des Derniers Jours du Dharma. De ce point de vue, calomnier le Dharma correct signifie calomnier le Gohonzon. Dans un sens plus large, cela inclut la croyance en des enseignements qui vont à l'encontre du Dharma correct du Sutra du Lotus ainsi qu'à tout ce qui détruit les Trois trésors.


Caractéristique particulière Biệt tướng Distinctive characteristics 別相 bheda


causalité Nhân quả cause and effect 因果 hetu-phala Le bouddhisme explique la loi de cause et effet qui opère dans la vie, et qui s’étend aux existences du passé, du présent et du futur. Cette causalité est sous-jacente à la doctrine du karma. Toute cause (in) entraîne un effet (ka). Tout phénomène composé (samskrata) est produit par la réunion temporaire de causes et de conditions (en). Ainsi "produit", le phénomène entraîneà son tour la formation d'autres phénomènes composés qui "naissent" au moment où le premier phénomène "meurt". C'est le cycle du samsara. Les causes formées dans le passé sont manifestées comme effets dans le présent. Les causes formées dans le présent seront manifestées comme effets dans le futur. Le bouddhisme met l'accent sur les causes que chacun crée et accumule dans le présent, car celles ci détermineront son futur. Du point de vue de la pratique bouddhique, la cause représente la pratique de bodhisattva pour atteindre la boddhéité et l'effet représente la boddhéité. Le bouddhisme du Lotus enseigne que la personne ordinaire et le Bouddha sont essentiellement identiques et, par conséquent, que la cause (les neufs mondes-états, ou pratique) et l'effet (la boddhéité, ou le résultat de la pratique) sont non-duels et simultanés. Voir les douze liens causaux En ce qui concerne le monde, il n'a ni commencement ni fin et il n'y a pas de cause première, pas plus qu'il n'y a de création du monde ou de créateur. C'est le principe de l'immanence générale. Seul l'incomposé échappeà la causalité. C'est le nirvana. La compréhension correcte du principe de causalité est une étape obligée de tout éveil. Si peu de personnes nient le principe de causalité, dans les faits on confond souvent causalité et corrélation, ouvrant ainsi la porte à toutes les superstitions.


causalité Nhân quả ứng báo cause and effect 因果應報 hetu-phala Le bouddhisme explique la loi de cause et effet qui opère dans la vie, et qui s’étend aux existences du passé, du présent et du futur. Cette causalité est sous-jacente à la doctrine du karma. Toute cause (in) entraîne un effet (ka). Tout phénomène composé (samskrata) est produit par la réunion temporaire de causes et de conditions (en). Ainsi "produit", le phénomène entraîneà son tour la formation d'autres phénomènes composés qui "naissent" au moment où le premier phénomène "meurt". C'est le cycle du samsara. Les causes formées dans le passé sont manifestées comme effets dans le présent. Les causes formées dans le présent seront manifestées comme effets dans le futur. Le bouddhisme met l'accent sur les causes que chacun crée et accumule dans le présent, car celles ci détermineront son futur. Du point de vue de la pratique bouddhique, la cause représente la pratique de bodhisattva pour atteindre la boddhéité et l'effet représente la boddhéité. Le bouddhisme du Lotus enseigne que la personne ordinaire et le Bouddha sont essentiellement identiques et, par conséquent, que la cause (les neufs mondes-états, ou pratique) et l'effet (la boddhéité, ou le résultat de la pratique) sont non-duels et simultanés. Voir les douze liens causaux En ce qui concerne le monde, il n'a ni commencement ni fin et il n'y a pas de cause première, pas plus qu'il n'y a de création du monde ou de créateur. C'est le principe de l'immanence générale. Seul l'incomposé échappeà la causalité. C'est le nirvana. La compréhension correcte du principe de causalité est une étape obligée de tout éveil. Si peu de personnes nient le principe de causalité, dans les faits on confond souvent causalité et corrélation, ouvrant ainsi la porte à toutes les superstitions.


Ciel de Lumière Quang âm thiên Light Sound heaven 光音天 Ābhassara-deva L'un des 18 ciels de la forme, le plus haut des trois ciels dans le deuxième ciel de méditation. Ses habitants communiquent en émettant des rayons de lumière qui fonctionnent comme autant de paroles.


Cinq agrégats Ngũ uẩn Five aggregates 五蘊 Pañca Skandha Les cinq agrégats représentent les cinq constituants de ce qui est communément appelé : une personne, un être.  Ils sont alors les agrégats d'attachement, les choses auxquelles s'attache celui qui croit en "son" existence. Agrégats peuvent également désigner la totalité de l'univers, l'ensemble de tous les phénomènes conditionnés. Les 5 agrégats sont: 1. La forme, Rūpa 2. Les sensations, Vedanā 3. Les perceptions, Samjñā 4. Les formations volitionnelles, Samskāra 5. La conscience, Vijñāna, qui est à la base d'une croyance en la dualité sujet/objet.


cinq désirs Ngũ dục five desires 五欲 pañca kāmāḥ 1) (go-yoku, 五欲, kamaguna). Pulsions de possession provenant du contact des cinq organes des sens (les yeux, les oreilles, le nez, la langue et la peau) avec les cinq objets sensoriels (la forme, le son, l'odeur, le goût et la texture). 2) Les désirs de richesse, d'amour sexuel, de boissons et nourritures, de renommée et de sommeil.


Cinq forces Ngũ lực five powers 五力 pañca balāni cinq forces mystiques(go-riki, 五力, pancabalani). Forces qui permettent de vaincre les cinq troubles (go-joku) sur la voie de l'Eveil. L'obtention de ces cinq forces n'est possible qu'après la purification des cinq racines (yeux, oreilles, etc.) 1) la force de la foi : shinriki - la foi en l'enseignement du Bouddha qui permet de détruire les doutes et éviter les enseignements erronés ; 2) la force de la décision, shojinriki, la vigilance ininterrompue du corps et de la conscience ; 3) la force de la pensée, nenriki, la conviction qui aide à détruire les errements ; 4) la force de la concentration, joriki, concentration de la conscience dans laquelle les réflexions quotidiennes et parasites sont écartées ; 5) la force de la connaissance, eriki, grâce à laquelle les illusions et les erreurs de pensée sont éliminées. Le chapitre Juryo* (XVI) du Sutra du Lotus, récité lors du Gongyo, en parle comme de "pouvoirs secrets et divins" zin ju shi riki. Ces forces sont à distinguer des cinq pouvoirs surnaturels et des dix pouvoirs supranatureles du bouddha


cinq forfaits Ngũ nghịch five heinous crimes 五逆 pañcānantarya cinq forfaits (go-gyaku, gogyakuzai, 五逆五逆罪), également traduit par cinq crimes ou cinq fautes cardinales. Selon les textes et les périodes d’enseignement, la liste des cinq forfaits varie. L’Abhidharma donne la liste suivante : tuer son père, tuer sa mère, tuer un arhat, blesser ou faire saigner un bouddha (on ne peut pas le tuer) et rompre l’harmonie de la communauté des religieux (sangha). Ces cinq forfaits sont les plus lourds, commettre l’un d’entre eux est cause de damnation immédiate. Ils sont donc appelés les cinq actes sans rémission (go mukengo, 五無間業, panca anantarya karman).


cinq impuretés ou cinq troubles Ngũ trược five defilements 五濁 pañca kaṣāyāḥ cinq impuretés ou cinq troubles (go-joku, 五濁, panca kachaya) Impuretés de l'époque, du désir, des personnes, de la pensée et de la vie elle-même. Elles sont mentionnées dans le chapitre Hoben* (II) qui dit que le Bouddha apparaît à une époque mauvaise, souillée par les cinq impuretés. Ces cinq troubles sont : 1) les troubles de l’âge cosmique ou afflictions propres au kalpa (kojoku, 劫濁, kalpa kachaya), troubles générés par les quatre troubles suivants et affectant de façon qualitative une longue période de temps ; l'impureté de l'époque comprend la guerre et d'autres perturbations de l'environnement social et naturel ; 2) les troubles des passions (bonnojoku, 煩惱濁, klesa kachaya) qui manifestent l’égarement et l’obscurité fondamentale et sont engendrés par les trois poisons (sandoku) : la convoitise (ton), la colère (jin) la stupidité (chi), auxquels on ajoutent l'arrogance (man) et le doute (gi) ; 3) les troubles des êtres (shujojoku, 衆生濁, sattva kachaya) : déclin physique et spirituel des êtres humains ; la dégénéressence des êtres entraine celle de la société ; 4) les troubles des vues (kenjoku, 見濁) : cinq erreurs qui affectent le jugement ; - les conceptions du corps (shinken) : croyance en un "moi" alors que tout est impérmanent ; - les conceptions extrêmes (henken) : croyance en des concepts-outils qu'on peut manipuler en philosophie alors qu'ils n'ont pas de définition précise ; - les conceptions fallacieuses (jaken) qui nient les concepts de base du bouddhisme tels que la production conditionnée ; - les conceptions d'apprénesion (kenjuken) : tenir pour bon ce qui est mauvais, pour juste ce qui est faux, etc. ; - les conceptions liées aux commandements (kaigonjuken) et qui consistent à accepter des dogmes sur l’origine du monde, sur l’acquisition du savoir ou sur d’autres sujets fondamentaux et religieux. Ces troubles reprennent les doutes que le Bouddha exprimait vis-à-vis des autres doctrines de son temps ou des notions communes ; 5) les troubles de la durée de la vie (myojoku, 命濁) : existence désordonnée qui en raccourcit la durée. Selon Zhiyi, les plus graves des cinq sont les impuretés de la pensée et du désir qui engendrent l'impureté des êtres et celle de la vie. Celles-ci, à leur tour, font naître l'impureté de l'époque. Voir également défilements (bonno, klesha), terme générique des cinq impuretés.


cinq méditations Ngũ đình tâm quán five meditations and four bases of mindfulness 五停心觀 Méditation 1) sur l'impureté du corps afin de briser l'attachement à ce qui est impermanent ; 2) sur la compassion envers tous les êtres ; 3) sur l'origine interdépendante (production conditionnée) ; 4) sur la distinction entre le bien et le mal ; 5) le contrôle de la respiration : cette méthode consiste à compter les mouvements respiratoires pour calmer son esprit dans un but de contemplation.


cinq passions illusoires Ngũ độn sử five afflictions that affect beginning practitioners 五鈍使 pañca-kleśa L'avidité, la colère, la stupidité, l'arrogance et le doute. Les illusions du monde des trois plans. Elles sont expliquées dans le Kusha Ron. Dharmapala, lettré indien de la doctrine Rien-que-conscience, les inclut, avec les cinq points de vue erronés, dans une liste des dix désirs terrestres fondamentaux, et Zhiyi les range parmi les illusions de la pensée et du désir qui constituent la première des trois catégories d'illusions.


cinq points de vue erronés Ngũ lợi sử five afflictions of advanced practitioners 五利使 pañca-dṛṣṭayaḥ Cinq des dix désirs terrestres fondamentaux tels que les énumère Dharmapala, maître indien de la doctrine Rien-que-conscience, dans le Joyuishiki Ron. Zhiyi les inclut dans les illusions de la pensée et du désir qui constituent la première des trois catégories d'illusions. Soit : 1) Bien que le corps ne soit rien de plus qu'une union temporaire des cinq agrégats, l'être humain se considère à tort comme absolu, et, bien que rien dans l'univers ne puisse lui appartenir, il considère toujours à tort que tout ce qui l'entoure lui appartient ; 2) il croit que sa vie et celle des autres finiront avec la mort ou qu'elles se poursuivront sous une forme éternelle telle que l'âme ; 3) il ne reconnaît pas la loi de cause et effet ; 4) il adhère si fanatiquement à ses erreurs de jugement qu'il prend pour supérieur ce qui est inférieur et 5) il considère les pratiques ou préceptes erronés comme la véritable voie qui mène à l'Eveil.


Cinq préceptes Ngũ giới Five precepts 五戒 Pañca śīlāni cinq préceptes (go-kai, 五戒). Préceptes de base que doivent observer les croyants laïques. Il s'agit de : 1) ne pas tuer ; 2) ne pas voler ; 3) ne pas commettre d'acte sexuel illicite ; 4) ne pas mentir ; 5) ne pas consommer de produits intoxicants.


cinq sortes de maîtres du dharma Ngũ chủng pháp sư five kinds of authorities of the doctrine 五種法師 Ceux qui s'adonnent au cinq pratiques merveilleuses : maître qui garde le Dharma, maître de la lecture du Dharma, maître de la récitation du Dharma, maître de l'enseignement du Dharma, maître de la copie du Dharma.


Cinq sortes de vision Ngũ nhãn 五眼 pañca cakṣūṃṣi Cinq "yeux" tels qu'ils sont cités, notamment, dans le Traité de la grande sagesse de Nagarjuna. 1) Oeil du corps matériel (niku-gen, mamsa-caksus) ; oeil physique du simple mortel qui perçoit les couleurs et les formes. Cette vision est souvent erronée car elle ne permet pas de distinguer l'eau de l'alcool, par exemple. 2) Oeil divin (ten-gen, divya-caksus) ou la capacité des êtres célestes dans le monde de la forme à voir sans être limités par l'obscurité ou la distance ; vision qui permet d'appréhender les qualités essentielles des choses. C'est le point de vue des scientifiques qui analysent l'eau comme étant une combinaison d'hydrogène et d'oxygène. 3) Oeil de la sagesse (e-gen, prajna-caksus) ; oeil de la sagesse ou la capacité qu'ont les auditeurs-shravakas et les pratyekabuddhas à percevoir la non-substantialité de tous les phénomènes ; approche philosophique des choses, compréhension de l'aspect changeant et interdépendant de tout ce qui est, le symbolisme de l'eau, par exemple. 4) Oeil du Dharma (ho-gen, dharma-caksus) qui permet aux bodhisattvas de pénétrer tous les enseignements afin de sauver les hommes ; c'est la vision de celui qui saisit une réalité au-delà des apparences et c'est l'oeil du poète qui voit un ensemble signifiant caché ; pour lui une étendue d'eau est un message. 5) Oeil du Bouddha (butsu-gen, buddha-caksus) est l'oeil de la compassion. Le Bouddha saisit la nature réelle de toute vie et peut ainsi trouver le meilleur moyen pour guider vers l'Eveil tous les êtres. L'oeil du Bouddha inclut les quatre autres facultés de perception.


cinq véhicules Ngũ thừa five vehicles 五乗 pañca yāna cinq véhicules (go-jo, 五乗). Cinq sortes d'enseignements exposés selon les capacités des êtres. Véhicule signifie enseignement amenant à un certain degré de réalisation. Ce sont : 1) celui du commun des mortels ; il permet de renaître sous la forme d'un être humain en honorant les Trois trésors et en observant les cinq préceptes. 2) celui des êtres célestes ; il permet d'atteindre les royaumes célestes par la pratique des dix préceptes de bien et des quatre étapes de méditation ; 3) celui des auditeurs-shravakas ; il permet d'atteindre l'état d'arhat en s'éveillant aux quatre nobles vérités ; 4) celui des pratyekabuddhas ; il éveille à la doctrine des douze liens causaux ; 5) celui des bodhisattvas ; il conduit à l'état de bouddha par la pratique des six paramitas.


cinq voiles Ngũ cái Five coverings 五蓋 pañca āvaraṇāni cinq voiles ou cinq obscurcissements (go-gai, 五蓋). Etats d'esprit qui empêchent l'apparition de l'attitude juste : l'avarice, la colère, l'indolence, l'instabilité émotive (excitation/dépression) et le doute. Le tantrisme voit les obscurcissements comme ce qui empêche la reconnaissance de la nature de l'esprit et des phénomènes et donne comme liste : le voile des émotions, le voile du karma, le voile des tendances fondamentales et le voile du connaissable.


colère Sân khuể anger 瞋恚 pratigha colère [monde-état de] (shinni ou shin, 瞋恚, dvesha, dosa) ou état d'asura. Quatrième des dix mondes-états et l'une des quatre voies mauvaises. Etat dominé par un soi égoïste qui n'a d'estime que pour lui-même et méprise les autres. Une personne dans cette condition est attachée à l'idée de sa propre supériorité et ne peut supporter d'être inférieure à d'autres en quelque domaine que ce soit.


Compréhension juste Chánh kiến Right Belief 正見 samyag-dṛṣṭi Est une compréhension correcte, vraie, rationnelle, authentique, lucide et appropriée. Cette compréhension va permettre les êtres humains de se libérer de leur mode de vie qui est ignorant et irréaliste.


Concentration juste Chánh định right concentration 正定 samyaktva-niyata-rāśi


concentration-extatique Tam-muội Samādhi 三昧 samādhi littéralement "l'état de l'esprit qui se contient lui-même" : deux interprétations 1) état de recueillement profond ("recueillement accompli") et exempt de toute pensée obtenu par la méditation ; dans ce sens le dhyana est un moyen pour arriver au résultat qui est samadhi. 2) samadhi = dhyana = concentration de la pensée sur un seul objet avec une grande intensité. Le Sutra Mahaprajnaparamita dénombre 108 samadhi différentes. Le Sutra du Lotus en cite

une vingtaine.


Conduite méchante Ác hành Evil behavior 惡行 Tous les actes/paroles/pensées méchants, malhonnêtes, malsains, négatifs.


Conscience immaculée A ma la thức Immaculate conscience 阿摩羅識 Amala-vijñāna La plus profonde des neuf consciences; amala signifie "pur" ou "immaculé - et vijnana, "discernement". Les huit consciences énoncées dans la doctrine de l'école Rien-que-conscience consistent dans les six consciences (discernement par les yeux, les oreilles, le nez, la langue, le corps et le mental), la conscience-mana et la conscience-alaya. A celles-ci, l'école She-lun (Shoron), l'école Tiantai (Tendai) et l'école Hua-yan (Kegon) ajoutent une neuvième conscience, définie comme la base de toutes les fonctions vitales. Alors que la conscience-alaya contient des impuretés karmiques, la conscience-amala est pure, exempte de toute souillure et correspond à l'état de bouddha.


Conscience receptacle A lại da thức Receptacle conscience 阿賴耶識 Adãna vijnãna (Àlaya) Aussi appelée le réceptacle-alaya des perceptions ou dépôt du karma. Il s'agit de la huitième des neuf consciences. Située à un niveau plus profond que la conscience ordinaire; on l'appelle ainsi parce que tout le karma créé au cours de la vie présente et des vies passées y est emmagasiné. Ce réceptacle-alaya est considéré comme ce qui passe par le cycle de la naissance et de la mort et forme le cadre d'une existence individuelle. Tous les actes et toutes les expériences de la vie qui passent par les sept premiers niveaux de conscience sont accumulés en tant que karma dans ce tréfonds-alaya qui, à son tour, influence le fonctionnement des autres consciences. L'école Rien-que-conscience, qui ne postule l'existence que de huit consciences, soutient que tous les phénomènes proviennent de la conscience-alaya et qu'elle constitue donc l'unique et seule réalité.


Contemplation, Fixation Định samādhi


coproduction conditionnée, interdépendance des phénomènes Duyên khởi dependent origination, conditioned genesis, dependent co-arising 縁起 pratītya-samutpāda Dépendance causale (ou conditionnée) de tout ce qui est. Doctrine bouddhique selon laquelle aucun être ou phénomène n'existe tout seul ; ils existent ou se produisent en raison de leur rapport avec d'autres êtres et phénomènes. Tout dans le monde n'a d'existence qu'en réponse aux causes et aux conditions.  Les 12 maillons de la coproduction conditionnée sont: 1. L'ignorance (avidyā, avijjā) ; 2. Les formations mentales (samskāra, sankhāra) ; 3. La conscience discriminante (vijñāna, vinnāna) ; 4. Le nom et la forme, les phénomènes physiques et mentaux (nāma-rūpa); 5. Les six « sphères » sensorielles (sadāyatana, salāyatana) ; 6. Le contact (sparśa, phassa) ; 7. La sensation (vedanā) ; 8. La soif (tṛṣna, tanhā); 9. L'attachement, l'appropriation (upādāna). 10. Le devenir (bhava). 11. La naissance (jāti). 12. La vieillesse et la mort : (jarā-maraṇa).


Corps formel non-apparu Ẩn một tướng Non-appeared definite body 隱沒相 Un des corps formels du Bouddha. La vie d'un Bouddha est infinie mais ce corps est temporairement se cacher.


Cycle des renaissances Luân hồi 輪迴 saṃsāra


derniers jours du Dharma Mạt pháp latter dharma 末法 saddharma-vipralopa derniers jours du Dharma ou derniers jours de la Loi (Fin du Dharma, Loi finale, Dharma final, mappo, , mofa, saddharma vipralopa, pascimadharma). Dernière des trois périodes qui suit la mort du bouddha Shakyamuni et qui voit le bouddhisme sombrer dans la confusion et l'enseignement de Shakyamuni perdre son pouvoir de mener les gens à l'Eveil. Elle durerait dix mille ans et plus. Selon le Chugan Ron Sho et le Hokke Genron, les derniers jours du Dharma commencent deux mille ans après la mort du Bouddha. Leur début correspond aussi à la cinquième des cinq périodes de cinq cents ans qui suivent la mort du Bouddha et qui sont décrites dans le Sutra Daishutsu. Celui-ci prédit que cette cinquième période sera un Age de conflits (tojo kengo) au cours duquel des moines mépriseront les préceptes et se disputeront entre eux, des points de vue hérétiques prévaudront, et le bouddhisme de Shakyamuni périra. Au contraire, le Sutra du Lotus voit les Derniers jours, quand l'enseignement de Shakyamuni perd de son pouvoir de rédemption, comme le moment où l'essence du Sutra du Lotus, transmise au bodhisattva Jogyo lors de la Cérémonie dans les airs, se propagera. Zhiyi affirme : "Lors de la cinquième période de cinq cents ans, le Dharma merveilleux se répandra et sera un bienfait pour l'humanité longtemps à l'avenir." Et d'après Saicho : "Les Jours du Dharma correct et les Jours du Dharma formel sont presque finis, les Derniers jours sont proches." (Shugo Kokkai Sho) Bien que des recherches modernes tendent à situer la mort du Bouddha vers 500 avant notre ère, la tradition bouddhique la situe en 949 avant notre ère, ce qui amène les bouddhistes japonais à penser que les Derniers jours du Dharma avaient commencé en 1052.


deux véhicules Nhị thừa two vehicles 二乘 paramārtha-yāna deux véhicules (nijo, 二乘). On appelle véhicule l'enseignement et les pratiques susceptibles de représenter une voie permettant de réaliser l'Eveil bouddhique. Le terme, fort commode de nijo s'applique à deux notions. 1) Les enseignements exposés pour les auditeurs-shravakas (shomon) et les pratyekabuddhas, (engaku). Le véhicule des auditeurs-shravakas conduit à l'état d'arhat grâce à l'enseignement des Quatre nobles vérités et les pratyekabuddhas grâce à l'enseignement des douze maillons de la chaîne de causalité. Ces enseignements des deux véhicules constituent ensemble le bouddhisme theravada. 2) Les personnes des septième et huitième des dix mondes-états. Les enseignements provisoires Mahayana, qui formulent la voie de bodhisattva, condamnent les êtres des deux véhicules parce qu'ils ne recherchent que leur propre Eveil sans se préoccuper d'aider les autres, et affirment qu'ils ne pourront jamais atteindre la boddhéité. Le Sutra du Lotus enseigne le véhicule unique de l'état de bouddha et identifie les trois véhicules précédents comme des moyens pour mener les êtres humains à la boddhéité. L’idéal humain établi par les qualités des êtres de ces deux véhicules est présenté comme un moyen habile et graduel utilisé par le Bouddha pour faire progresser ses disciples. Les principaux représentants de ses deux véhicules, tels le disciple Shariputra, se voient prédire leur accession à l’Eveil. A cet égard, comparé à d’autres sutras du Mahayana, le Lotus reconnaît aux auditeurs-shravakas et pratyekabuddhas la capacité d’accéder à l’Eveil mais pas cependant au travers des pratiques propres à ces deux véhicules (nijo jobutsu). Cette nuance est importante. 3) Plus rarement, deux véhicules désigne le Mahayana et le Theravada.


Deuxième niveau d'expérience méditative Nhị thiền Second meditation 二禪 Dvitīya-dhyāna Le deuxième niveau d'expérience méditative comprend 4 états: - Conserver son calme inférieur - Avoir la joie - Avoir le bonheur - Unifier le sujet et l'objet


Dédicace Hồi hướng 回向 pariṇāma Puissent tous les êtres obtenir le bonheur et les

causes du bonheur. Puissent tous les êtres être séparés de la souffrance et des causes de la souffrance. Puissent-ils connaître le bonheur parfait qui est sans douleur. Et vivre dans l’équanimité, sans attachement ni aversion en croyant à l’égalité de tout ce qui vit.


Démon A tu la 阿修羅 Asura asura (ashura, 阿修羅). Dans les Veda, asura désigne "celui qui n'est pas dieu" ou qui est "hostile aux dieux". Les asura sont des démons, rivaux et ennemis d'Indra et des devas avec lesquels ils sont constamment en guerre. Les asuras vivent dans les océans, les typons, les turbulences atmosphériques alors que les devas habitent dans les palais célestes sereins. Asura signifie littéralement "privé d'ambroisie céleste". Ils ne connaissent pas la paix, vivent sans bonheur et sans joie. Leur orgueil les pousse à lutter sans cesse pour dominer les autres. Ils apparaissent sous diverses formes : nagas (esprits des eaux), yaksas (esprits de la terre), daityas (génies), danava (géants), dasyus (sauvages), kalakanjas (esprits stellaires), kalejas (démons du temps), khalins (massacreurs), nivata-kavacas (guerriers aux armures invincibles), pisacas (mangeurs de chair), raksasas (ombres de la nuit) et une multitude d'autres formes. Pour que le monde fonctionne correctement, il doit suivre des lois naturelles (dharma). Ces lois ne règlent pas seulement les évènements cosmiques ou astronomiques, elles ont des correspondances à tous les niveaux de l'existant, y compris, bien entendu, les sociétés humaines. Le rôle des asuras est de dérégler le fonctionnement harmonieux du monde. L'harmonie étant perturbée, l'intervention des devas devient nécessaire. Sur un plan individuel, les asuras sont les forces qui nous éloignent de l'état de bouddha. Ils représentent les puissants instincts, les attachements, les pulsions obscures et destructrices et même les vertus dans la mesure où celles-ci ligotent dans une situation vécue comme satisfaisante. Le bouddhisme les désigne comme l'une des huit catégories d'êtres inférieurs. Ils représentent le 4ème monde-état, celui de l'agressivité née de l'orgueil.


désirer peu, se rejouir d'un rien Thiểu dục tri túc Content with few desires 少欲知足 alpeccha saṃtuṣṭa désirer peu, se rejouir d'un rien (shoyoku-chisoku, 少欲知足). Vertu préconisée pour les moines. Les écritures bouddhiques condamnent les moines qui recherchent la renommée et sont attachés aux plaisirs mondains. Le chapitre XIII du Sutra du Lotus décrit les moines "aranyaka [...] qui mépriseront les hommes ; dans leur avidité d'offrandes lucratives, ils exposeront le Dharma afin d'être respectés du monde comme des arhats aux six pouvoirs mystiques".


Désirs terrestres Phiền não chướng Afflictive hindrances 煩惱障 Kleśāvaraṇa


Dharma Pháp Dharma Dharma L'ordre du monde. Le terme sanskrit vient d'une racine qui signifie "porter", "tenir". Il existe deux sens principaux : 1) L'enseignement du Bouddha, souvent traduit par Loi ou Doctrine. Généralement écrit avec une majuscule ; dans ce sens, on dit souvent Dharma du Bouddha ou Dharma bouddhique. Dans les textes de Nichiren, le terme est précisé par un verbe : enseigner le Dharma, écouter le Dharma, etc. Sinon Nichiren l'utilise pour indiquer la Réalité ultime. 2) Les phénomènes tels qu'ils nous apparaissent, "ce qui maintient sa propre identité" ; multiples dharmas = tous les phénomènes. Mais dharma peut également signifier 3) Les objets de l'esprit. 4) Les règles : l'ordre moral qui oblige chacun à suivre son chemin ; prise de voeux spirituels. 5) Les traditions religieuses (ordre social).


Dix étapes de la foi Thập tín Ten grades of Bodhisattva faith 十信 dix étapes de la foi (jisshin, 十信). Première section des cinquante-deux étapes qui inaugurent les pratiques de bodhisattva et qui sont liées au développement de la foi. Dans ces dix étapes, on élimine les illusions de la pensée et du désir qui accompagnent l'existence dans le monde des trois plans et dans les six voies L'école Tian tai ne reconnaît pas ces dix premières étapes.


dix étapes de la pratique Thập hạnh 十行 dix étapes de la pratique (jugyo, 十行). Troisième section de dix étapes parmi les cinquante-deux étapes. Etapes 21 à 30. Dans les dix étapes de la foi et les dix étapes de la sécurité, une personne a pour but son développement personnel. Dans les dix étapes de la pratique, elle se consacre à des actions altruistes. Selon le sutra Bosatsu Yoraku Hongo, il s'agit de : 21) La joie de la connaissance (kangi, 歡喜, pramudita) La consécration amène une joie surabondante. C'est la joie de servir, dans laquelle une personne prenant conscience de la non-substantialité de tous les phénomènes rend les autres heureux en leur offrant tous ses biens. 22) Le partage de la joie (nyoyaku, 饒益, anusasana). Cette joie se transmet aux autres. C'est l'étape de la pratique bénéfique dans laquelle une personne instruit constamment les gens et leur procure des bienfaits. 23) L’absence de rejet (muigyaku, 無違逆) On n'éprouve plus envers autrui ce sentiment d'altérité qui dans bien des cas engendre la répulsion ou l’agressivit. C'est l'étape du refus d'offenser, dans laquelle une personne s'engage dans la pratique de l'endurance et se libère de la colère en n'offensant jamais les autres. Egalement appelée étape de l'absence de ressentiment. 24) L’inaliénable (mukutsu, 無屈撓). Stabilité de l’attitude du bodhisattva. C'est l'étape de l'assiduité sans limite, dans laquelle une personne poursuit sa pratique honnêtement pour sauver les autres quelles que soient les difficultés qu'elle rencontre. 25) L’absence de confusion (muchiran, 無癡亂). Intelligence qui préside aux actions du bodhisattva et sa volonté de ne pas accroître la confusion régnante. L'étape de l'esprit clair, dans laquelle une personne n'est pas arrêtée par les illusions ou l'ignorance. 26) Le manifesté (zengen, , svabhimukhi). Apparence agréable du bodhisattva due son amour du bien. L'étape de l'apparition dans la terre de bouddha. 27) L’ouverture du coeur (mujaku, 無著, asanga). Le bodhisattva n’est plus dépendant des attachements émotifs ou intellectuels. L'étape de la libération des attachements, dans laquelle une personne n'est liée à aucune des deux croyances en l'existence et en la non-substantialité. 28) L'acquisition difficile (nantoku, 難得). Le bodhisattva manifeste dans son activité les exceptionnelles qualités qu’il a pu développer. L'étape de l'accomplissement de bonnes causes inacessibles, dans laquelle une personne conduit sa pratique à la perfection en accumulant des mérites difficiles à acquérir. Egalement appelée étape des louanges, dans laquelle une personne fait l'éloge des paramita parmi tous les êtres et les encourage à les acquérir. 29) Le dharma du bien (zenho, , sadhudharma). Les doctrines que le bodhisattva enseigne sont bénéfiques aux êtres. L'étape de l'enseignement du dharma, dans laquelle une personne expose le Dharma aux autres et le protège ainsi. 30) Le réel (shinjitsu, 眞實, bhuta). Le bodhisattva s’éveille à la compréhension de la voie du milieu.


Dix forces Thập lực Ten powers 十力 Daśa balāni Dix forces ou dix pouvoirs des bouddhas: 1. Connaître ce qui est fondé (les faits) et ce qui ne l'est pas (illusion ou fiction) 2. Connaître les résultats du karma 3. Connaître les diverses aspirations des êtres 4. Connaître les divers tempéraments des êtres

5. Connaître les diverses facultés (capacités intellectuelles) des êtres 6. Connaître toutes les voies et leurs buts 7. Connaître les concentrations méditatives, les libérations, les recueillements et égalisations ainsi que les phénomènes souillés et les phénomènes totalement purs. 8. Connaître les existences antérieures 9. Connaître la mort des êtres et leur renaissance 10. Connaître comment l'on parvient à l'épuisement des souillures ou écoulements.


Dix mauvaises actions Thập ác nghiệp ten evil deeds 十惡業 daśa akuśala-karmāni dix mauvaises actions (ju-aku, 十悪). Actions énumérées dans le Kusha Ron : les trois mauvaises actions physiques (tuer, voler, commettre l'adultère) ; les quatre mauvaises actions verbales (mentir, flatter, diffamer et être de mauvaise foi), et enfin les trois mauvaises actions mentales (avidité, orgueil-colère et ignorance) voir dix préceptes.


Dix modalités d'expression de la vie Thập như thị The ten essential qualities 十如是 dix modalités d'expression de la vie (ou dix Ainsi, ju nyoze 十如是, shi rushi). Principe extrait de la première partie du chapitre des Moyens du Sutra du Lotus, dans la traduction de Kumarajiva, mis en exergue par Zhiyi. Ce principe constitue l'un des trois facteurs permettant d'aboutir au nombre trois mille dans le système d'ichinen sanzen (Une pensée - 3000). L'extrait du chapitre des Moyens est le suivant : "Ce n'est qu'un Bouddha avec un autre Bouddha qui peut élucider parfaitement l'aspect réel des dharma. Ce qui signifie que pour tous les dharma Ainsi est l'aspect (so) [apparence] Ainsi est la nature (sho) [nature] Ainsi est l'entièreté ou corps-esprit (tai) [entité] Ainsi est l'énergie, la potentialité (riki) [pouvoir] Ainsi est l'activité, la production, énergie manifestée (sa) [influence] Ainsi est la cause latente (in) [cause interne, cause latente] Ainsi est la condition (en) [cause externe] Ainsi est l'effet (ka) [effet latent] Ainsi est la rétribution (ho) [effet manifeste] Ainsi est la globalité de 1'origine jusqu'à la fin (principe qui maintient toutes ces ainsités en parfaite harmonie) (hon maku kyo to)" [cohérence du début jusqu'à la fin] N.B. : entre crochets la traduction employée par la Soka Gakkai. Lorsque l'on dit "ainsi est l'aspect, ainsi est la nature", une des lectures possibles est que le monde nous apparaît comme étant un aspect, une nature, etc. Cela ne signifie pas qu'il soit un aspect, une nature, etc. Dans la combinatoire avec les dix mondes qui entre dans le calcul du nombre 3000, dans l'expression ichinen sanzen (Une pensée trois mille), cela signifie que chacun des dix mondes se manifeste comme un aspect, une nature, une corporéïté, etc. Par exemple, le monde des hommes possède dix modalités d'expression qui lui sont propres et caractéristiques et qui diffèrent de celles des animaux ou des dieux. Ces dix modalités caractérisent ce monde, le différenciant des neuf autres mondes.


Dix mondes-états Thập giới The ten essential qualities 十界 dix mondes-états (jikkai, ou ju-hokkai 十界). Abréviation de dix mondes de dharma. Classification établie par Zhiyi, qui distingue dix sortes de "mondes" auxquels appartiennent chacun des êtres : le monde de l'enfer, le monde des esprits affamés, le monde des animaux, le monde des asura, le monde des hommes, le monde des esprits célestes (ou ciel), le monde des auditeurs-shravakas, le monde des pratyekabuddhas (Eveil pour soi), le monde des bodhisattvas, le monde des bouddhas. Dans les enseignements d'avant le Sutra du Lotus ces "mondes" sont fixes et il est impossible de passer de l'un à l'autre sans renaître, c'est le cycle des vies et morts (samsara). L'existence du simple mortel se perpétue dans les six premiers mondes, et seules les pratiques bouddhiques permettent d'échapper à ces "six voies" pour arriver aux "quatre voies saintes", qui sont les quatre derniers mondes. L'analyse du Sutra du Lotus fait apparaître que ces dix mondes sont en fait dix états inhérents à la vie et qu'ils se manifestent en réponse à l'interaction entre soi et l'environnement, selon la loi de causalité. De plus, ces dix états se contiennent mutuellement (jikkai gogu). Ainsi l'avidité est grosse de la souffrance (enfer), de l'animalité, de la colère, de la soif d'étudier, de la soif de s'élever spirituellement, etc. Toutes ces potentialités s'expriment au travers des dix ainsi (nyoze) et s'inscrivent dans un espace, une existence (goon) et l'espèce (voir trois domaines). L'ensemble explicite donc qu'à chaque instant de vie il existe 3000 potentialités. C'est la théorie d'ichinen sanzen (une pensée - 3000), point de vue totalement révolutionnaire puisqu'il proclame la possibilité de devenir bouddha dès cette vie.


Dix pouvoirs de Bouddha Như lai thập lực Ten powers of Budha 如來十力 Daśa balāni Voir "Dix forces"


dix pouvoirs supranaturels du bouddha Thập thần lực 十神力 dix pouvoirs supranaturels du bouddha (ju-jinriki, 十神力). Pouvoirs dont il est question dans le chapitre XXI du Sutra du Lotus et commentés par Zhiyi. Le terme "supranaturel" est à prendre au sens allégorique ou psychique. 1) Le Bouddha tire une longue et large langue pour atteindre le séjour de Brahma. Ce qui indique la véracité de ses paroles. 2) Son corps irradie une lumière multicolore qui éclaire les mondes des dix directions. La sagesse du Bouddha pénètre partout. 3) De sa poitrine s'échappent des sons qui atteignent les mondes des Dix directions. Il révèle la totalité de la réalité ultime. 4) Il émet des claquements de doigts qui sont perçus dans les mondes des Dix directions. 5) Les mondes des Dix directions sont ébranlés de six façons différentes. C'est l'élimination des illusions par les six niveaux de pratique, exposés dans les 52 étapes de pratique du bodhisattva : dix étapes de la foi, dix étapes de sécurité, dix étapes de la pratique, dix étapes de dévotion, dix étapes de développement, Eveil d'indifférenciation (togaku), Eveil merveilleux (myogaku). C'est également la purification des six racines. Les 5 premiers pouvoirs supranaturels sont destinés aux personnes présentes lors de la Grande Assemblée. Les cinq suivants s'adressent aux personnes après la disparition du Bouddha. 6) Tous les êtres des Dix directions ont la vision de la Tour aux Trésors et s'en réjouissent. 7) Tous les esprits célestes proclament à haute voix que le Bouddha expose l'enseignement du Grand Véhicule, le Sutra du Dharma merveilleux, et qu'il convient de faire des offrandes au Bouddha. Dans l'avenir c'est ce sutra qu'il faudra diffuser largement. 8) En entendant cela tous les êtres des Dix directions se convertissent et deviennent des disciples du Bouddha. 9) Les êtres répandent divers trésors dans le monde saha et ces trésors forment un joyau immense qui s'étend sur tous les bouddhas de l'Assemblée. 10) La distinction entre les différents mondes disparaît et il ne reste que la Terre de Bouddha. Le Hokke Mongu Ki affirme que les cinq premiers des dix pouvoirs supranaturels furent exposés pour le bien des êtres au temps de Shakyamuni, et les cinq derniers pour le bien de ceux qui viendront après sa mort. Cependant, dans le Kanjin no Honzon Sho, Nichiren les interprète tous comme ayant été exposés pour le bien de ceux qui apparaîtront dans le futur parce que le chapitre Jinriki* (XXI) transmet l'essence du Sutra du Lotus qui doit être propagé à l'époque des Derniers jours du Dharma.


Dix-huit domaines Thập bát giới The eighteen dhātu 十八界 aṣṭādaśa dhātavaḥ dix-huit domaines (ju hachikai, 十八界, dhatu) Classification des phénomènes porteurs de la relation cause à effet faite selon une vision analytique des facultés cognitives. 1) Six objets des sens (six objets, rokkyo) : formes, sons, odeurs, goûts, textures, phénomènes mentaux 2) Six facultés des sens (six racines, rokkon) : facultés de l'oeil, de l'oreille, du nez, de la langue, du corps, du mental 3) Six consciences (six consciences correspondantes, rokushiki) : instances de l'appréhension des objets ; conscience de l'oeil, conscience de l'oreille, conscience du nez, conscience de la langue, conscience du corps, conscience mentale.


Doctrine suprême A tỳ đạt ma 阿毘達磨 Abhidharma Une des trois parties du "canon bouddhique". Son nom complet Abhidharmapitaka signifie "Corbeille contenant la doctrine bouddhique". (Dharma signifie la Loi ou la vérité et abhi, "vers "en direction de" ou "sur"). L'Abhidharma apparaît après la division du bouddhisme en Mahayana et Theravada. C'est un recueil de textes portant sur l'éthique, la psychologie et l'épistémologie et destinés à servir de support à la méditation bouddhique. Il ne s'agit pas des enseignements du Bouddha mais de points de vue de ses disciples et d'éminents érudits. En savoir plus sur l'Abhidharma; voir également Tripitaka (trois corbeilles).


Don / Donateur - Dana Đàn na Donate 檀那 Dāna Donner, faire une offrande, encore appelé faire l'aumône (Đàn Việt). Le donneur, la personne qui fait l'offrande c'est à dire le donateur. La personne qui fait l'aumône, l'offrande va surpasser l'océan de pauvreté, d'où le mot "Đàn Việt". Dans ce mot, "Đàn" vient du mot Sanskrit Dana; "Việt" est d'origine chinoise, au sens de surmonter. "Đàn Việt" signifie que c'est grâce aux dons que l'on peut surmonter la pauvreté, la souffrance et atteindre la libération. Développer l'esprit de lâcher-prise peut anéantir l'avarice et la convoitise, cela s'appelle Dana.


Don de courage Vô úy thí Gift of fearlessness 無畏施 Abhayadãna


douze entrées Thập nhị xứ twelve sense fields 十二處 dvādaśa āyatanani douze entrées (douze places, juni nyu, juni sho, 十二入, dvadasa ayatana). Le terme sanskrit ayatana est composé de a-yat entrer et ana le lieu, la chose. Il désigne donc à la fois le seuil (le lieu où s’effectue l’entrée) et ce qui entre (les données entrantes). Le Kusha Ron donne comme définition "porte d’arrivée ou de naissance de la pensée et des mentaux". On distingue six entrées internes (roku naisho, liu neichu) que l'on appelle les six racines (cinq organes des sens + le mental) et six entrées externes (roku gesho, liu waichu), les six lieux (rokkyo, liujing) ou six environnements pour utiliser un terme plus actuel. 1) entrée de l'oeil - entrée des couleurs 2) entrée de l'ouïe - entrée des sons 3) entrée du nez - entrée des odeurs 4) entrée de la langue - entrée des goûts

5) entrée du corps - entrée des contacts 6) entrée du mental - entrée des dharma A chacune des entrées internes (ou racines) correspond une entrée externe (ou lieu). La concordance entre chacune des racines et le lieu qui lui est relatif, par exemple entre la langue et les goûts, est à l'origine de l'ensemble des systèmes de la perception et de la connaissance.


douze procédés Thập nhị bộ kinh twelve divisions of the Buddhist canon 十二部經 dvādaśāṅga-buddha-vacana Formes stylistiques de l'enseignement du Bouddha (navaigabuddhasasana) ; classification theravada 1) sutra (sutta, shutara ou kaikyo) - au sens littéral trame (d'un tissu) : sermon ou prêche du Bouddha, souvent sous forme d'un dialogue entre le Bouddha et un ou plusieurs disciples. Les sutras se caractérisent par leur volume et l'importance d'un contenu systématisé. 2) geya (geyya, giya ou juju) : versets qui réitèrent les idées déjà exposées dans la prose ; texte alternant vers et prose ; sutra qui comporte des gatha 3) vyakarana (veyyekarana, wagara ou juki) - littéralement réponse. Dans la Mahayana, les annonces faites par le Bouddha sur les vies futures de tel ou tel disciple, son nom de bouddha et le lieu de son futur Eveil. 4) gatha (kada ou kokiju) : versets contenant des idées qui ne sont pas contenues dans la prose d’un sutra. 5) udana (udana ou jisetsu) : littéralement "sortie" 2 sens très différents a) - exclamation, généralement dans les parties versifiés, provoquée par des émotions particulièrement fortes, négatives ou positives b) exposition du Dharma par le Bouddha sans qu’il y ait eu de question de la part de ses disciples. 6) nidana (nidana ou innen) : récit d’évènements du passé expliquant l’état présent d’une personne. 7) avadana (ahadana ou hiyu) : exposition du Dharma au travers de paraboles 8) ityuktaka ou itivattaka (itivuttaka) : 2 sens très différents a) textes qui commencent par "ainsi ai-je entendu" ou ainsi (iti) cela a été dit (uktam) par le Bouddha b) (iteimokuta ou honji) récits des vies passées des disciples du Bouddha. 9) jataka (jataka ou honsho)- récits canoniques des vies antérieures du Bouddha 10) vailpulya (bibutsuryaku ou hoko) : exposition des principes de vérité in extenso 11) adbhuta dharma (abbhuta dhamma (abudatsuma ou mizo-uho) : récits des prodiges réalisés par le Bouddha grâce à ses pouvoirs supranaturels 12) upadesha (ubadaisha ou rongi) : discussions sur la doctrine, souvent sous forme de questions et de réponses D'autres sources donnent 12) - vaidalya (veddalla) qui viendrait de vidala, déchiré, élargi, fragmentaire ; texte composé d'éléments disparates.


Dronodana Hộc phạn vương 斛飯王 Droṇodana Dronodana. Dhotodana (Kokubonno, 斛飯王). Un jeune frère de Shuddhodana, le père de Shakyamuni. D'après certaines sources, il serait le père de Devadatta et Ananda, et c'est ainsi que le considère Nichiren. Mais selon d'autres sources, il serait le père de Mahanama et Aniruddha, autres cousins de Shakyamuni.


enfants de bouddha Phật tử Son of Buddha 佛子 buddha-putra enfants de bouddha (busshi, 仏子). Disciples du Bouddha. Dans les sutras, ce terme s'applique particulièrement aux bodhisattvas. A partir du Sutra du Lotus il désigne tous les êtres, en ce qu' ils possèdent potentiellement la nature de bouddha.


enfer Địa ngục hell 地獄 naraka La première et la plus basse des trois mauvaises voies et des Dix mondes-états. En tant qu'état de vie, l'enfer est une condition de souffrance mentale ou physique extrême, caractérisée par une pulsion destructrice, la rage de se détruire et de tout détruire avec soi. 


Enfer Infini A tỳ địa ngục Infinite hell 阿鼻地獄 Avīci enfer avici ou enfer aux souffrances incessantes ou enfer des souffrances sans rémission (abi, 阿鼻地獄, mukenjigoku, 無間地獄, avici ou avichi, appelé également grande citadelle des souffrances sans fin, (abi-daijode, 阿鼻大城 ou mukendaijo, 無間大城). Dans la cosmologie indienne, c'est le plus terrible des huit enfers de feu. Ceux qui y tombent souffrent sans connaître le moindre répit et renaissent avec un karma qui les mène de nouveau en enfer. Y tombent ceux qui commettent les cinq fautes cardinales. Pour Nichiren, c'est l'enfer de ceux qui détruisent l'enseignement du Sutra du Lotus, refusant d'admettre que l'état de bouddha est inhérent à toute vie, le situant en dehors de soi et accessible par des pratiques magiques. Sur le plan psychologique, c'est l'impasse à laquelle on aboutit en voulant détruire l'autre pour un problème qui n'est dû qu'à soi.


Enseignement merveilleux Đốn giáo Marvellous method of education 頓教 1. Sur le contenu des discours: cet enseignement de Dharma aide les pratiquants à obtenir rapidement le fruit de la Bouddhéité en accomplissant le bodhicitta; ou il permet aux pratiquants d'accéder directement à l'état de Bouddha, d'où son nom d'Enseignement merveilleux au résultat rapide. 2. Sur la forme des discours de dharma: Face aux personnes ayant des bases pour un éveil rapide, dès le début, on leur parle directement de la méthode d'enseignement profond et merveilleux, appelée l'Enseignement merveilleux au résultat rapide.


Enseignement particulier Biệt giáo Separate teaching 別教 L'enseignement particulier de la branche Véhicule Simple. L'aspect transcendant du Véhicule simple, cela transcende complètement la vue des Trois Véhicules.


esprits affamés Ngạ quỷ Hungry ghost 餓鬼 preta esprits affamés ou esprits faméliques (gaki, 餓鬼, ou heirei 薜茘, preta). Deuxième des dix mondes, des trois et des quatre mauvaises voies. Etat dans lequel on est à la merci d'un désir insatiable de nourriture, de richesse, de gloire, de pouvoir, ou de tous autres objets ou conditions. Dans cet état, on est consumé physiquement et spirituellement par un besoin impossible à satisfaire. On en attribue les causes à des tendances telles que l'avidité, la mesquinerie et la jalousie. Aux débuts du bouddhisme, le royaume des preta était considéré comme un lieu concret, situé à cinq cents yojanas sous la terre, où les êtres étaient affectés en rétribution d’actes graves et de dépossession d’autrui. Au même titre que les damnés de l’enfer, les preta dépendaient de l’autorité du roi Yama. Le Abidatsuma junshori Ron décrit trois sortes d'esprits affamés, voraces et faméliques, chacune étant sous-divisée en trois. Ces sortes de démons tenaillés par la faim peuvent représenter un danger pour les vivants. Leur apparence est repoussante. Ils sont "...nus, noirs, faibles, hauts et grands, dévorés par la faim, cherchant de la nourriture et faisant entendre çà et là des cris lamentables. Quelques uns ont la bouche comme le trou d’une aiguille, d’autres ont une tête de boeuf ; semblables pour la taille à des chiens plutôt qu’à des hommes, ils vont, les cheveux en désordre, poussant des cris et dévorés par la faim."(réf.). Ils incarnent donc une condition inférieure et douloureuse où l’être n’est mu que par un désir incontrôlable, ils sont hagards et incapables même de reconnaître ce qui pourrait étancher la terrible soif qui les torture. Le Sutra Shobonenjo dénombre 36 sortes d'esprits faméliques.


Essence des phénomènes est Vacuité Đương thể tức không 當體即空 Tous les phénomènes conditionnés n'ont pas besoin d'être détruits dans son mode d'existence pour être appelés Vacuité, mais même quand ils demeurent ici, au présent, ils sont déjà Vacuité. Puisque les phénomènes conditionnés naissent des causes et conditions, ils sont comparables à un songe, à un jeu d'illusionnisme, et n'ont pas de nature propre. Quand on pratique un tel regard profond, alors on peut voir que les phénomènes sont Vacuité ici même au présent, et cette pratique est appelée Contemplation de la Nature de Vacuité. L'essence des phénomènes conditionnés est Vacuité: ils n'ont pas de nature propre et séparée, ni n'existent indépendamment, ni ne durent éternellement parce que tous les phénomènes apparaissent grâce à la réunion de causes et conditions. Ils s'appuient les uns sur les autres pour exister et changent continuellement. Par exemple: Les nuages sont Vacuité. Même s'ils sont en train de voler dans le ciel, ils sont toujours Vacuité et pas seulement quand on attend qu'ils s'évaporent pour les considérer comme Vacuité. De cette manière, la Vacuité ne signifie pas qu'il n'y a "pas de nuage", mais parce que les nuages, par eux-mêmes n'ont pas de nature propre et séparée, ni ne se créent de par eux-mêmes, mais ils existent en raison des causes et conditions, c'est-à-dire à partir de la rencontre entre la vapeur d'eau et l'air froid.


Équanimité Xả Upekṣā


États de contemplation Thiền chi Jhanangani - Full concentration states 禪支 Jhānangāni Il y a 4 niveaux d'expériences méditatives qui sont réparties en 18 états de contemplation: 1. Le premier niveau d'expérience méditative comprend 5 états: - Être conscient quel est l'objet de méditation - Concentrer sur l'objet de méditation - Avoir la félicité, la joie ou l'enchantement - Sentir le bonheur - Établir l'unification entre le sujet et l'objet 2. Le deuxième niveau d'expérience méditative comprend 4 états: - Conserver son calme inférieur - Avoir la joie - Avoir le bonheur - Unifier le sujet et l'objet 3. Le troisième niveau d'expérience méditative comprend 5 états: - Développer l'équanimité - L'établissement de l'attention - La sagesse - Le bonheur - L'unification du sujet et objet 4. Le quatrième niveau d'expérience méditative comprend 4 états: - Ni souffrance, ni bonheur - L'équanimité - L'établissement de l'attention - L'unification du sujet et objet


éveillé pour soi Duyên giác enlightened by contemplation on dependent arising 緣覺 Pratyekabuddha pratyekabuddha (éveillé pour soi ou éveillé par liens karmiques, hyakushibutsu ou engaku ou dokkaku ou byakushibutsu, 縁覚独覚辟支仏). 1. Celui qui perçoit la vérité des douze maillons de la chaîne de la causalité ou qui s'éveille à la loi de l'impermanence en observant les phénomènes naturels. Zhiyi réserve le terme de "personne dans l'état de réalisation" ou engaku (éveillé par la perception des relations causales) aux pratyekabuddhas qui vivent à l'époque de l'apparition d'un bouddha et s'éveillent à la vérité des douze maillons de la chaîne de la causalité, se libérant ainsi de l'illusion. Il utilise le terme dokkaku ("éveillés par eux-mêmes) pour les pratyekabuddhas qui vivent à une époque où il n'existe aucun bouddha et qui s'éveillent sans maître à la vérité de l'impermanence par l'observation des phénomènes naturels.


êtres Chúng sinh sentient being 衆生 bahu-jana, jantu, jagat, sattva êtres (shujo, 衆生, sattva), littéralement, la multitude de ce qui est né. Autrement dit, tous ceux qui, par naissance, sont liés de façons multiples à la précarité et au cycle perpétuel des vies et morts.


êtres sensitifs ou êtres émotionnels Hữu tình sentient being 有情 sattva Existences dotées d'affectivité (animaux, hommes). Terme opposé à hijo, , non-sensitifs, ce qui est dénué de sentiments et de conscience, par exemple les minéraux. Le bouddhisme n'établit pas de séparation nette entre les deux catégories donnant pour exemple les formes primitives de vie à la limite du règne minéral et végétal ou de plantes qui se comportent comme des animaux. L'absence de coupure entre sensitifs et non sensitifs amène à la conception d'un état de bouddha latent dans les plantes.


Facteurs de perturbation Phiền não 煩惱 kleśa désirs terrestres ou détresses émotionnelles (bonno, 煩悩, klesha, kilesa). Terme générique désignant tous les phénomènes de la vie (y compris les désirs et les illusions en général) qui sont cause de souffrance spirituelle et physique, et font obstacle à la recherche de l'Eveil. La racine du sanskrit klis signifie "ce qui fait souffrir". Ce qui cause la souffrance c'est l'émergence des désirs qui entraînent l'incapacité d'une pensée lucide et cohérente. Ce qui déclenche l'enchaînement des douze liens causaux, est l'ignorance fondamentale, origine de toutes les passions. Notons qu'en français, "passion" dérive du latin patior, souffrir, l'étymologie est similaire à pâtir. Les textes bouddhiques français optent aussi souvent pour le terme générique de défilements de la pensée, mettant l'accent sur les représentations mentales qui accompagnent les désirs, les textes orientaux, et particulièrement l'école Tian tai, parle de détresse émotionnelle. Le Sutra Vatthupama définit ainsi les klesha : "On appelle défilement de l'esprit la convoitise et avarice, la mauvaise volonté, l'hostilité, le dénigrement, la domination, l'autosatisfaction, la jalousie, l'hypocrisie, la fraude, l'entêtement, la présomption, la vanité, l'arrogance, la négligence". Mais ils sont classés de diverses façons selon les écrits et les écoles. Le Daichido Ron explique que les trois poisons que sont l'avidité, l'arrogance et l'ignorance engendrent tous les autres désirs. Le Joyuishiki Ron, compilé par Dharmapala, les divise en deux catégories, fondamentaux et dérivés. Les dix désirs fondamentaux comprennent les cinq passions trompeuses que sont l'avidité, la colère, l'ignorance, l'arrogance et le doute, et les cinq points de vue erronés. A cela s'ajoutent vingt dérivés qui naissent des désirs fondamentaux et les accompagnent comme, par exemple, l'irritabilité, la rancune et la méchanceté qui proviennent de la colère. Zhiyi les classe dans les trois catégories d'illusions :1) Les illusions de la pensée et du désir ; 2) Les illusions innombrables, aussi nombreuses que des grains de sable et de poussière ; 3) Les illusions sur la véritable nature de l'existence. Dans le bouddhisme du Theravada, le but est d'arriver à l'extinction des passions par annihilation afin de parvenir à un Eveil pur, "sans résidu". La pensée du Mahayana ne se départit pas aussi simplement des passions. Elle remarque en elles la force primordiale des désirs qui sont l'aliment de l'action humaine et elle entend l'utiliser pour l'accomplissement de la voie bouddhique. Voir les désirs s'identifient à l'Eveil et Aizen et également l'article sur les détresses émotionnelles.


Fautes qui exigent l'expiation Ba dật đề Crimes which requires expiation 波逸提 Pāyattika Les moines et les nones bouddhistes doivent respecter les préceptes. Ceux qui commettent les fautes, doivent les réparer en manifestant leur regret.


force de l'autre Tha lực other-power 他力 force de l'autre (tariki, 他力) Notion du salut obtenu grâce à une force extérieure (Amida, dharani, guru, etc.) à laquelle Nichiren oppose jiriki, 自力, la force intérieure qui niait de la pratique et qui permet à tout homme de s'éveiller à sa propre nature de bouddha.


Gautama Siddharta (prince) Tất Đạt Đa (thái tử) 悉達多 Siddhārtha


Grand Eveil Đại giác great enlightenment 大覺 Grand Eveil (Daikaku, 大覺) désigne le Bouddha Shakyamuni.


Grand Véhicule Đại thừa Great Vehicle 大乘 Mahāyāna Yāna signifie "moyen de transport", comme le véhicule, le bateau etc. Mahāyāna considère les enseignements de Bouddha comme un grand véhicule, capable de transporter les êtres vivants d'un rive (la souffrance) pour atteindre l'autre rive (la libération). C'est une branche majeure du bouddhisme; pratiqué en Chine, au Tibet, au Japon, en Corée, au Viêt Nam...


Grande Assemblée Đại chúng Great Assembly 大眾 Mahāsaṃgha Un grand nombre de moines, de moniales, de pratiquants laïcs, de pratiquantes laïques, d'êtres célestes...se rassemblent dans un lieu afin de pratiquer, d'écouter le Dharma, de réciter des sutras, de réciter des textes sur les préceptes (pratimoksa)...


Grande compassion Đại bi Great compassion 大悲 mahākaruṇā La compassion signifie avoir la commisération et aider les personnes qui souffrent. Voyant les êtres vivants souffrir, les Bouddhas et les Bodhisattvas ressentent une compassion illimitée, ils n'ont pas le coeur de les laisser immergés dans le cycle de la vie et la mort, contraints par toutes sortes de souffrances, et ont sans hésitation émis le voeu de les sauver, cela s'appelle l'esprit de Grande Compassion. Le Nirvana Sutra écrit: 'Tous les Bouddhas des trois temps prennent la Grande Compassion pour base, car s'ils n'avaient pas d'esprit de grande compassion, ils ne pourraient être appelés Bouddha'. L'esprit de grande compassion des Bouddhas et des Bodhisattvas (Grande compassion, la commisération extrêmement grande). La grande compassion est l'un des 18 pouvoirs particuliers des Bouddhas (voir Phénomène non-commun).

La grande compassion est également l'esprit de compassion dans les Quatre esprits incommensurables (Quatre esprits incommensurables: Amour bienveillant - Compassion – Joie altruiste - Équanimité), comme c'est écrit dans l'Avatamsaka Sutra : ‘Il existe 10 sortes d'esprit de grande compassion’ ; le Sutra de la Pluie du Dharma écrit également : ‘Le Bouddha a 32 esprits de grande compassion’. La grande compassion ont des significations suivantes : Le Mahavibhasa-sastra écrit : ‘Éradiquer tout ce qui accroît les souffrances et malheurs des êtres vivants est appelé Grande Compassion ; cela veut dire: supprimer toute souffrance depuis le monde des enfers, le monde des esprits avides et celui des animaux, leur permettant de s'en échapper, de demeurer en sécurité dans le monde céleste ou dans celui des humains pour jouir de la paix et de la joie. Par ailleurs, tirer les êtres vivants des bourbiers s'appelle Grande compassion ; c'est-à-dire, face aux êtres sensibles vivant immergés dans le marécage des facteurs mentaux perturbateurs, le Bouddha tend le bras de l'authentique Dharma pour les sortir de ce lieu-là, puis, les installe en toute sécurité dans la Grande Voie pour qu'ils réalisent le fruit de la Voie. En outre, remettre aux êtres sensibles le bien et le bienfait signifie Grande compassion ; c'est à dire, le Bouddha enseigne aux êtres vivants que éradiquer les trois mauvais actes, pratiquer les trois merveilleux actes, semer les graines de dignité, de richesse, de bonheur permettent de récolter les fleurs et les fruits de la grande dignité, de la grande richesse, du grand bonheur, d'avoir une belle apparence physique que tout le monde aime regarder, avec un teint satiné, éclatant et pur, ou de devenir roi, ou Indra (roi céleste du monde du Désir), ou Brahma (roi céleste du monde de la forme), ou Bramacarin (pratiquant selon le livre des sages), jusqu'à une éventuelle renaissance au royaume céleste le plus élevé, ou alors de semer des graines de Trois véhicules, permettant d'atteindre le Nirvana de l'éveil... Toutes les actions ci-dessus sont accomplies grâce à la force de l'Esprit de Grande Compassion. Appelé Grande compassion car cet amour a cinq grandes catégories suivantes : 1. Grande fortune : car cet esprit prend l'accomplissement de grands mérites et de grande sagesse pour possession. 2. Grande vertu : car cet esprit possède une force qui permet, à l'intérieur des trois types de souffrance, de supprimer toutes les afflictions . 3. Condition élargie : car cet esprit prend les êtres vivants des trois mondes comme l'objet de son amour. 4. Grande égalité : car cet esprit s'éloigne de l'idée de différenciation entre ennemi et ami, répandant amour et bénéfice partout sur l'ensemble des êtres sensibles. 5. Haut degré : cet esprit est l'esprit suprême. L'esprit de Grande compassion et l'esprit de compassion ont 8 catégories de différenciation :

1. La nature propre différente : la grande compassion se sert de la non-ignorance (c'est-à-dire la sagesse) comme nature ; la compassion se sert de la non-aversion comme nature. 2. L'effet vertueux différent : l'effet vertueux de la grande compassion concerne les trois types de souffrance ; celui de la compassion concerne la souffrance renforcée par la souffrance. 3. La condition différente : la grande compassion a les trois mondes pour objet ; la compassion n'a que le monde du Désir comme objet. 4. Le lieu d'appui différent : la grande compassion s'appuie sur les quatre Jhanas (états de concentration méditative), la compassion s'appuie sur les quatre Brahmalokas. 5. Le corps d'appui différent : la grande compassion a pour appui le corps du Bouddha ; la compassion a pour appui le corps du Deuxième véhicule. 6. Le fruit de réalisation différent : la grande compassion se sépare des facteurs mentaux perturbateurs ou atteint la réalisation au royaume céleste le plus élevé ; la compassion se sépare des facteurs mentaux perturbateurs ou atteint la réalisation dans le monde du Désir. 7. Le secours différent : la grande compassion a la force de secourir et d'accomplir toutes les choses ; la compassion n'a que l'espoir de secourir. 8. L'altruisme différent : la grande compassion est l'esprit d'amour égal ; la compassion ne sauve que les êtres sensibles malheureux dans le monde du Désir.


Illumination Ngộ illumination (satori, ). Compréhension soudaine d'une vérité spirituelle. Le terme est principamement employé dans le Zen. Le bouddhisme du Lotus lui préfère le terme de jobutsu, 成仏, atteinte de la boddhéité ou Eveil.


Illumination Giác ngộ Become enlightened 覺悟 illumination (satori, ). Compréhension soudaine d'une vérité spirituelle. Le terme est principamement employé dans le Zen. Le bouddhisme du Lotus lui préfère le terme de jobutsu, 成仏, atteinte de la boddhéité ou Eveil.


Illusion Vọng tưởng forget thoughts, mistaken thought or conceptualization 妄想 vikalpa


impermanence des multiples mouvements Chư hành vô thường Whatever is phenomenal is impermanent. 諸行無常 Anityāḥ sarva-saṃskārāḥ impermanence des multiples mouvements (sho gyo mujo, 諸行無常, anitya sarvasamskara). "Mouvements" est à prendre au sens le plus large, l'expression désigne ce qui se meut ou peut être mû, mais aussi toutes les notions que recouvre l'acte (pulsions, agissements, volition). Il faut envisager l'acte sous ses aspects physiques, mentaux et psychologiques, voire comme acte passé ayant une rétribution à produire. Les multiples mouvements désignent tout ce qui se produit (ui, le composé) c'est à dire ce qui naît, ce qui disparaît et ce qui change. Rien n'est jamais dans un état de stabilité et donc l'état dans lequel toute chose se présente est forcément transitoire et par-là même impermanent. Ce que le sens commun nous pousse à considérer comme de la matière apparaît à la lumière du bouddhisme comme des formes, des énergies et des processus. La profonde compréhension de l'impermanence permet de ne pas s'attacher aux phénomènes, aux pesonnes aux objets et conduit vers la libération.


Impermanent Vô thường Impermanent 無常 Anitya Loi universelle qui s'applique à tous les phénomènes de l'univers. Tous les phénomènes qui sont apparus vont disparaître. La durée des phénomènes dépend des causes qui les font naître. Quand les causes disparaissent, les phénomènes disparaissent. L'appréciation de la durée est totalement subjective : toujours trop longue pour les phénomènes désagréables et trop courte pour ce qui est agréable. L’apparition et la disparition dans de nombreux cas est difficile à saisir. La rapidité de leur succession donne l’impression d’une parfaite continuité du corps et de l’esprit. Mais en fait cela pourrait être comparé à une mélodie qui est une succession de notes. La mélodie n'a pas d'existence en soi ; on dit qu'elle est non-substantielle. Elle a une réalité éphémère grâce au rapprochement momentané d'un certain nombre de notes. Mais on ne peut pas dire non plus que la mélodie n'existe pas, puisqu'elle a un effet sur nos sens. Ainsi le concept d'impermanence introduit la philosophie de la triple évidence (santai) : vacuité, temporalité, médianeté.


Impersonnalité Vô ngã Impersonality 無我 anātman, anātmaka, nirātman, ni-rātmika, nairātmya Non-soi, impersonnalité


Inconcevable Bất khả tư nghị 不可思議 Acintya


inconditionné Vô vi Non-active 無為 asaṃskṛta inconditionné (mui ho, 無為, asamskrita) Ce qui n’est pas créé ; l’éternel, l’immuable, le pur. Ce qui est créé ou produit par des causes est impermanent, donc relié à la souffrance. Les facteurs inconditionnés font référence aux idéaux du bouddhisme : boddhéité, nirvana, Dharma atemporel. Au sens propre c'est le contraire de tout ce qui subit la loi de causalité, le conditionné, tous les phénomènes. Cependant certaines écoles emploient ce terme pour désigner un mode de vie détaché, "sans restrictions". Le Sarvastivada distingue trois catégories d'inconditionné : l'espace, la cessation de désirs terrestres et l'arrêt d'apparition des phénomènes par épuisement de leur cause.


infections Lậu Leak Āsrava infections ou flux empoisonné(ro, asrava, asava). Attraction de l'âme par les objets du monde. Le sanskrit asruta signifie couler de, s'écouler. C'est le flux continuel d'illusions et de désirs qui proviennent des six racines (cinq sens + le mental). Ce terme est souvent associé à la sagesse qui peut être "infectée" par des pensées douloureuses nées des passions et à laquelle on oppose la sagesse pure, sans écoulement (anasrava) premier degré des dix étapes de sécurité auquel le bodhisattva parvient par la samadhi de la Fleur du Dharma (hokke sanmai). L'école Tian-Tai considère comme asrava l'ignorance (obscurité fondamentale) les désirs des sens (recherche de gratification), la soif d'existence (exacerbation du moi) et l'attachement à ses propres conceptions.


karma Nghiệp action Karman Energies potentielles dans le domaine intérieur de la vie qui se manifestent sous forme de résultats divers au cours des années à venir. Le mot sanskrit karma signifie à l'origine action, et le bouddhisme lui donne le sens d'actions mentales, verbales et physiques, c'est-à-dire les pensées, les paroles et les actes. Chaque action, bonne ou mauvaise, est une cause qui influence la vie d'un être. Cette influence est latente et se manifeste à l'occasion d'un stimulus externe. Se produit alors un effet correspondant. Selon ce concept, les actions passées donnent forme à la réalité présente, et les actions présentes déterminent le futur. C'est le karma formé dans les existences passées qui crée les différences avec lesquelles nous naissons dans ce monde. Selon le bouddhisme Mahayana, le karma latent est emmagasiné dans la conscience-alaya qui constitue une existence individuelle et qui passe par les cycles de la naissance et de la mort. L'idée de karma est antérieure au bouddhisme, mais le bouddhisme développa considérablement cette notion. Chaque personne est l'accumulation de ses actes. Mais contrairement à l'acception courante, le bouddhisme voit dans le karma non pas une destinée préétablie mais la production continue de ces actes qui se conditionnent les uns les autres. Selon le Kusha Ron de Vasubandhu, le karma résulte de quatre causes : 1) les désirs terrestres issus de l'obscurité fondamentale de la vie ; 2) un esprit de recherche pur envers le bouddhisme ; 3) les actions quotidiennes ; 4) ou profanes telles que tuer ses parents, etc.


Karma négatif Ác nghiệp 惡業 Akusala Actes, paroles et pensées malsains, néfatifs.


Karma positif Thiện nghiệp 善業 Kusala Actes, paroles et pensées bénéfiques, positifs.


La Coproduction conditionnée Thập nhị nhân duyên 十二因緣 dvadaśāṅga-pratītya-samutpāda La Coproduction conditionnée (pratîtyasamutpada en sanskrit, prononcer « prətī:tyə səmŭtpα:də », paticcasamuppāda en pāḷi) est le concept bouddhique de conditionnalité, de dépendance, de réciprocité. Coproduction conditionnée est disponible sur Wikisource.D'après Christian Maès, une traduction plus correcte en français, devrait être : « coproduction conditionnelle », mais le terme « coproduction conditionnée » reste majoritairement utilisé. Ce terme signifie littéralement « l'origine d'une action ». L'essentiel du concept réside dans la notion d'interdépendance. Ainsi, dans le bouddhisme, tous les phénomènes sont composés et inter-dépendants, que ce soient les objets physiques, les sensations, les perceptions, la pensée, la conscience. D'après le Bouddha, ces cinq « aliments » conditionnent le maintien de « l'existence des êtres vivants ». La coproduction conditionnée est valable pour toute chose, mais est souvent présentée pour expliquer l'origine de dukkha. La coproduction conditionnée est un concept très étendu dans la littérature bouddhique, que ce soit au sein du Canon bouddhique ou dans les écritures et commentaires des différentes écoles, comme par exemple dans le Lalitavistara, texte du bouddhisme mahâyâna décrivant la vie du Bouddha et, notamment, sa découverte de la vérité de la conditionnalité au moment de son atteinte de l'éveil. Il s'agit d'un concept théorique lié à une pratique, notamment celle de la méditation, se fixant pour but l'atteinte du nirvāna par l'observation des phénomènes tels qu'ils sont. 1. L'aveuglement, l'ignorance (s. avidyā, p. avijjā) ; 2. Les créations (formations, constructions) mentales (s. samskāra, p. sankhāra) ; 3. La conscience discriminante (s. vijñāna, p. vinnāna) ; 4. Le nom et la forme, les phénomènes physiques et mentaux (s., p. nāma-rūpa); 5. Les six « sphères » sensorielles (s. sadāyatana, p. salāyatana) ; 6. Le contact (s. sparśa, p. phassa) ; 7. La sensation (s., p. vedanā) ; 8. La soif (s. tṛṣna, p. tanhā); 9. L'attachement, l'appropriation (s., p. upādāna). 10. L'existence, le devenir (s., p. bhava). 11. La naissance (s., p. jāti). 12. La vieillesse et la mort : (s., p. jarā-maraṇa). Le don Bố thí donation 布施 Dāna Le don (fuse, , dana). Celui-ci peut être matériel et impliquer le renoncement à une partie de ses biens et de son confort. Mais il peut aussi concerner son corps ou même une partie de son corps comme l'attestent les nombreux exemples des sutras : don de sa peau, de sa chevelure, etc. Au plus haut degré le don s'applique à toute la vie : il s'agit non seulement des martyrs mais de tous ceux qui consacrent leur vie au Bouddha ; donner de son temps relève de cette catégorie. On peut noter que le don envers les ascètes ou les mendiants est une pratique ancienne de l’Inde. Le Bouddha lui-même était un religieux qui quêtait sa nourriture et les premiers bouddhistes ont été des moines-bhiksu qui dépendaient pour leur subsistance des dons des laïcs. La tradition de ne pas remercier les donateurs perdure encore de nos jours car c'est pour ceux-ci une façon de s'approcher de l'Eveil. On considère que celui qui donne est le premier bénéficiaire de ce don.


les détresses impliquent l'éveil Phiền não tức bồ đề 煩惱即菩提 désirs [les] impliquent l’éveil ou les détresses impliquent l'éveil. (bonno soku bodai, 煩悩即菩提, 煩惱即菩提, fengnao ji puti). Principe fondamental de certains courants du bouddhisme du Mahayana et notamment des écoles qui se rattachent au Lotus. Selon ce principe, l'homme peut atteindre l'état de bouddha en transformant les illusions et les désirs terrestres en sagesse plutôt qu'en les supprimant. Selon la doctrine theravada, puisque ces désirs contribuent généralement à obscurcir la nature de bouddha et à faire obstacle à la pratique bouddhique, il faut les éliminer pour atteindre l'état de bouddha. Alors que selon le Sutra du Lotus, les désirs terrestres et l'Eveil ne sont pas différents dans leur essence. Il s'ensuit que l'Eveil n'est pas la suppression du désir, mais un état dont on peut faire l'expérience en transformant les désirs inhérents à la nature humaine. Le Sutra Fugen, (qui sert de conclusion au Sutra du Lotus) explique que "même sans éliminer leurs désirs terrestres ou nier les cinq désirs, les hommes peuvent purifier tous leurs sens et supprimer toutes leurs mauvaises actions." Le chapitre Juryo* (XVI) du Sutra du Lotus révèle que l'état de bouddha contient les neuf autres états (bukkai soku kukai). Même après avoir atteint l'Eveil, le Bouddha conserve encore les neuf états propres au commun des mortels. En se fondant sur l'état de bouddha, les hommes créent la joie plutôt que la souffrance sans transformer leur nature essentielle. "Les désirs s'identifient à l'Eveil " indique donc une caractéristique du processus de l'Eveil, c'est à dire l'instant où l'immense énergie contenue dans les désirs devient boddhéité. Le Sutra Vimalakirti, cité par Nichiren notamment, dit : "l'Eveil du Bouddha se trouve dans la vie humaine, montrant que de simples mortels peuvent devenir bouddha et que les souffrances de la naissance et de la mort peuvent se changer en nirvana". Le terme "s'identifier" (soku, ji) indique non seulement la non-dualité des passions et de l'Eveil mais leur identité atemporelle. Dans la réalité quotidienne il ne s’agit pas toutefois de confondre désir et Eveil, pas plus qu’il ne convient de confondre vie et mort.


Les dix tableaux d'élevage de buffles Thập mục ngưu đồ Ten Ox Herding Pictures 十牧牛圖 Les dix tableaux de buffles représentent de différentes étapes d'un bouddhiste pour parvenir à l'état de l'éveil. Il existe plusieurs catégories de tableaux, mais nous pouvons les classer en 2 principales catégories : celle présenté par la bouddhisme Mahāyāna et celle du Zen. 1 - Non discipliné 2 - Discipliné

3 - Attaché 4 - Tourné 5 - Apprivoisé

6 - Sans crainte 7 - Laisser-faire 8 - Tout oublié

9 - Tout seul 10 - Tout disparu


Les longs sutras Trường A hàm kinh Longer Āgama-sutra 長阿含經 Dīrghāgama


Les sutras des doctrines numériques Tăng nhất A hàm kinh Increased by One Āgama Sutras 增一阿含經 Ekottarikāgama


Les sutras moyens Trung A hàm kinh Middle Length Āgama Sutras 中阿含經 Madhyamāgama


Les sutras sur des sujets liés Tạp A hàm kinh Saṃyuktāgama 雜阿含經 Saṃyuktāgama


Les vers du Dharma Kinh Pháp Cú 法句經 Dhammapāda Sutra C'est l'un des textes du Canon pāli, le Tipitaka ; plus précisément, le Dhammapada fait partie du Khuddaka Nikāya. Il s'agirait d'un des plus anciens textes bouddhiques qui soient conservés de nos jours. Les vers du Dhammapada sont courts et percutants, il s'agit d'un recueil populaire. Quoique la version pâlie soit la plus connue, une édition en gāndhārī, écrite en caractères kharosthi, a été découverte.


Libération Giải thoát Liberation 解脫 mokṣa, vimokṣa, mukti, vimukti, pi. vimutti Parvenir à un état libre après avoir relâché tous les attachements. La libération de samsâra, le cycle de mort et renaissance ou réincarnation et toute la souffrance et la restriction d'existence de ce monde. Sa signification est semblable à celle de Nirvana dans le Bouddhisme.


Lieu calme A lan nhã Calm, silent place 阿蘭若 Àranya


Lotus bleu Ưu bát la Blue lotus 優鉢羅 Utpala


Maitreya Phật Di Lặc Maitreya 彌勒佛 Maitreya Le Bienveillant qui serait le prochain Bouddha à venir lorsque le Dharma, l'enseignement du Bouddha Shakyamuni, aura disparu.


Maître Zen Van Hanh Vạn hạnh thiền sư 萬行禪師 Le maître Zen Van Hanh, se nommait Nguyen, et fut originaire de Co Phap (actuel Bacninh).Il venait d'une famille de fervents bouddhistes depuis des générations. Dès son enfance, il s'est distingué par son intelligence hors du commun. Il était versé dans l'étude do confucianisme, taoïsme et bouddhisme, étudiait toutes les écoles philosophiques, mais dédaignait les honneurs du monde…A l'âge de 21 ans, il fut ordonné moine par le Maître Luc Ong à la pagode Luc To. Après le décès de son maître, il se concentra dans la pratique du Mantra Dharani, et depuis, tout ce qu'il disait se réalisa. Le Roi Lê Dai Hanh avait beaucoup d'égards pour lui, l'invitait souvent au palais pour discuter politique, ou pour demander conseil au sujet des attaques des Chinois dans le nord et des Chiem Thanh dans le Sud. Le Maître Van Hanh était aussi la personne qui avait élevé le roi Ly thai To (1010-1028) dans une pagode quand ce dernier n'était encore qu'un tout jeune moine au nom de Ly cong Uan. Plus tard, devant la brutalité et la cruauté de Le Long Dinh, il convainquit la cour de le nommer roi et fonda ainsi la dynastie des Ly. Ce fut encore lui qui conseilla au nouveau roi de transferrer la capitale de Hoa Lu à Thang Long, et l'aida à gouverner avec sagesse et humanité pour le bonheur du peuple et la prospérité du pays.

Le poème suivant fut sa dernière exhortation à ses disciples avant qu'i ne s'éteigne sereinement : 身如電影有還無 萬物春榮秋又枯 任運盛衰無怖畏 盛衰如露草頭鋪 "La vie de l'homme est un éclair sitôt né, sitôt disparu, Verdoyant au printemps, l'arbre de déssèche à l'automne, Grandeur et décadence, il ne faut pas s'en effrayer Epanouissement et déclin ne sont que gouttes de rosées, Perlant sur un brin d'herbe* " Le roi Ly Nhan Tong parlait de lui comme un bonze qui "brandit son bâton pour défendre le pays".


Mantra d'Amitabha A di đà chú Amitabha mantra 阿彌陀咒 Amitābha mantra Est une formule sacrée du Bouddha d'Amitabha qui protège l'esprit du pratiquant et permet d'atteindre la Terre Pure après la mort.


Mantra de la Grande Compassion Chú Đại Bi - Đại Bi Tâm Đà La Ni Great Compassion Mantra 大悲咒 Maha Karunika citta Dharani


Méditer sur un bouddha Niệm phật Be mindful of the meritorious virtues of the Buddha 念佛 Buddhānusmṛti A l'origine, terme désignant l'action de méditer sur un bouddha ou d'invoquer son nom. Dans l'usage populaire, il fait presque toujours référence au bouddha Amida. Les tenants de la doctrine de la Terre pure se servirent dans un premier temps de ce terme pour définir la méditation sur Amida, mais, par la suite, l'usage en vint à désigner ainsi la récitation du nom d'Amida (Namu Amida Butsu). A partir de l'époque de Shandao, c'est ce dernier usage qui prévalut. Au Japon, Honen affirma que la pratique de la récitation du nom du bouddha Amida était le seul moyen permettant de renaître dans la Terre pure. On distingue plusieurs variétés de nembutsu : simple invocation (shomyo-nembutsu), méditation (okunen-nembutsu), contemplation pure (kannen-nembutsu), danse accompagnant l'invocation (nembutsu-odari).


Mérite Công đức meritorious virtue 功德 Guṇa bienfaits de la pratique (biens

spirituels, mérites, kudoku ou fukutoku, 功徳, 福徳, guna ou punya). Littéralement, "oeuvres et vertus". Les oeuvres (ku) sont les bonnes actions que l'on accomplit et les vertus (toku), ce que l'on retire des oeuvres. Les vertus, en retour, permettent de mieux réaliser les oeuvres. Le bouddhisme de Nichiren marque une distinction entre bienfaits apparents et inapparents.


Moine bouddhiste Tỉ khâu, Tì kheo Buddhist monk 比丘 Bhikkhu, Bhikṣu A l’origine, le terme a été traduit par moine-mendiant. Cette traduction est impropre dans la mesure où un bhiksu ne s'adonne pas à la mendicité mais fait simplement appel aux autres pour subvenir à ses besoins vitaux, ce qui lui permet de "rechercher la Voie". Par ailleurs, dans la civilisation indienne antique, il n’y a rien de méprisant dans cette occupation. Le bhiksu permet d’accomplir le don qui est la première des six paramita (actes moraux). Le Bouddha lui-même était un bhiksu, il n’avait nulle possession et dépendait pour sa subsistance quotidienne des dons de laïcs. Le terme désigne actuellement le clergé bouddhique qui quête sa nourriture.


Moyen pratique Phương tiện 方便 Upāya


Nature cachée de bouddha Ẩn một Như lai tạng Hidden essence of boudha 隱沒如來藏 Tout être vivant possède une essence de bouddha mais elle est cachée par les facteurs de perturbations.


Nature de bouddha Như Lai tạng 如來藏 Tathāgata garbha Embryon, matrice, essence, coeur ou nature de bouddha. Dans tous les êtres est cachée l'essence de bouddha. Tout être vivant a la capacité d'atteindre l'éveil parce que l'essence de bouddha existe dans chacun par nature.


nature de dharma Pháp tính original essence of all being 法性 dharmatā nature de dharma (hossho, 法性, dharmata). Nature primordiale (atemporelle) de l'ensemble des dharma. La vérité éternelle et immuable, inhérente à chaque chose. La nature éveillée que toute vie possède de façon innée. Le contraire de l'obscurité (mumyo) ou des illusions. On distingue par ailleurs la nature de bouddha inhérante ou primordiale (shoin bussho), la sagesse pour concrétiser cette nature de bouddha (ryoin bussho) et les conditions ou les pratiques pour la manifester (en-in bussho).


neutre Vô kí 無記 Avyākrita Ce qui ne peut être qualifié ni de bon ni de mauvais, ni d'agréable ni de désagréable.


Nirvāṇa Niết bàn Nirvāṇa 涅槃 Nirvāṇa Nirvana, nibbana (nehan, 涅槃). Etymologiquement nirvana signifie l'extinction du souffle et par conséquent la disparition, la mort. Cela en est encore le sens dans les expressions comme "entrer dans le nirvana". Ce nirvana possède des qualités distinctes du samsara (vies/morts). Il est doté des quatre vertus (shitoku) - la permanence (jo) : étant situé en dehors de l'espace/temps, il ne connaît pas de fin ; - le bonheur (raku) : l'être est libéré des attachements et de la souffrance ; - soi (ga) : la notion purement individuelle de la personnalité disparaît au profit d'une perception d'un "soi" suprapersonnel ; - pureté (jo) : la notion bien/mal disparaît au profit de la notion d'ainsité. Toutefois après son Eveil, le Bouddha a renoncé au nirvana pour pouvoir enseigner la boddhéité aux autres. On en est donc venu à appeler nirvana un état de sérénité imperturbable qui dure jusqu'à la mort de l'Eveillé et parler de la mort du Bouddha comme du parinirvana, nirvana définitif ou encore d'extinction () Selon le Shusho no Iki (Recueil des merveilles dans le livre de Zhou) Shakyamuni mourut le 15 février de la cinquante-deuxième année du règne du roi Mu (-949). Dans le bouddhisme de Nichiren, nirvana signifie extinction du feu des défilements-troubles (klesha, bonno) : défilement de la pensée qui saute sans cesse d'une idée à une autre, d'une image à une autre et défilement des désirs égocentriques qui changent sans arrêt et troublent la perception correcte de la réalité.


Nirvāṇa sans reliquat Vô dư niết bàn Nirvāṇa without remainder 無餘涅槃 Nirupadhiśeṣa-nirvāṇa nirvana sans reliquat (muyo nehan, 無餘涅槃). But du Theravada. A l'origine, le nirvana était considéré comme l'état dans lequel toutes les illusions, tous les désirs et le cycle de naissance et de mort disparaissent. Dans cette optique, le Theravada distingue deux sortes de nirvana. Le premier est celui d'un arhat qui a éliminé toutes les illusions et ne renaîtra plus dans les six voies, mais qui est encore rattaché au monde des souffrances dans ce sens qu'il possède un corps. C'est ce que l'on appelle le nirvana du reliquat (uyo nehan) ou nirvana incomplet. Le second est celui qu'il atteint à sa mort, lorsque à la fois le corps et l'esprit, sources de souffrances, s'éteignent. C'est ce que l'on appelle le nirvana du non-reliquat (muyo nehan) ou nirvana complet. Comme le Theravada enseigne que le but ultime de la pratique ne peut être atteint qu'à la mort, les mahayanistes l'ont appelé par dérision la doctrine de "l'annihilation de la conscience et de la réduction du corps en cendres" (keshin metchi).


Noble Sentier Octuple Bát chánh đạo Noble Eightfold Path 八正道 Aṣṭāṅgika-mārga La voie à huit membres qui mène à la cessation de la souffrance ainsi que de l'attachement (dukkha), est la dernière vérité des "Quatre nobles vérités" Les huit membres sont : 1. Compréhension juste ou vision juste 2. Pensée juste ou émotion juste 3. Parole juste (ne pas mentir, ne pas semer la discorde par ses paroles, ne pas parler abusivement, ne pas bavarder oisivement) ; 4. Action juste (respectant les 5 préceptes) ; 5. Moyens d'existence justes ; 6. Effort juste (de surmonter ce qui est défavorable et d'entreprendre ce qui est favorable) ; 7. Attention juste, pleine conscience ou prise de conscience juste 8. Concentration juste, établissement de l'être dans l'éveil (vipassana).


Nombre incommensurable A tăng kỳ Incommensurable number 阿僧祇劫 Asamkhya Nombre incommensurable que l'on ne peut pas compter ou calculer.


Non dualité Bất nhị 不二 Advaya


nonne bouddhiste Tỉ khâu ni, Tì kheo ni nun 比丘尼 bhiksuni bhiksuni (féminin de bhiksu, nonne bouddhiste, bikuni, 比丘尼 ou ama). Femme qui a quitté son foyer et pris l'engagement de suivre les préceptes du vinaya-pitaka. Les nonnes sont un élément constitutif de l'assemblée bouddhique (varga).


obscurité fondamentale Vô minh ignorance 無明 Avidyā obscurité fondamentale ou ignorance primordiale ou originelle(mumyo, 無明, ou gampon-no-mumyo, 元品の無明, avidya, avijja). Source de toutes les illusions propres à la vie. "Obscurité" signifie aveuglement face à la vérité, en particulier à la vraie nature de sa propre vie. Le terme est utilisé par opposition à l'Eveil fondamental (gampon no hosshi), ou la nature innée de bouddha. Dans l'évolution, tant des espèces que de l'individu, les égarements sont dus à l'imperfection des six entrées (cinq sens + le mental). Au début de la vie, c'est d'abord un état d'indifférenciation entre le sujet et l'environnement d'où émerge la distinction agréable / désagréable / indifférent. Au moment où les phénomènes ou les objets sont perçus comme distincts du sujet, ils sont déjà fortement associés à ces jugements de valeur. La vision subjective ne correspond donc pas à la réalité. De cette erreur première découlent les erreurs de comportement et les souffrances de la vie. Le bouddhisme vise à développer la nature de bouddha latente dans chaque vie pour que puisse apparaître la vision du véritable aspect des phénomènes. Selon le Sutra Shrimala, l'obscurité fondamentale est la plus difficile à surmonter des illusions et ne peut être éliminée que par la sagesse du bouddha. Zhiyi interprète "l'obscurité" comme l'illusion qui empêche un être de réaliser la vérité de la voie du milieu. Il divise cette illusion en quarante-deux sortes dont la dernière est l'obscurité fondamentale. Cette illusion ne se dissipe qu'au stade de myogaku ou d'Eveil total, la dernière des cinquante-deux étapes de la pratique de bodhisattva. Dans l'explication des douze liens causaux l'obscurité fondamentale s'étend à la vie avant la naissance.


Octroi-Courage, Donateur de Sécurité Thí vô uý giả bestower of fearlessness 施無畏者 abhaya-dāna


oeil de bouddha Phật nhãn 佛眼 buddha-cakṣus


Offrande Cúng dường 供養


Omniscience Nhất thiết chủng trí All-inclusive wisdom; universal wisdom 一切種智 Sarvathā-jñāna Est une sagesse exclusive d'un Bouddha parfait, la sagesse qui connaît la réalité telle quelle.


Paisible An Peaceful


Parc des Gazelles Lộc Uyển Mrgadava 鹿苑 Mṛgadāva Parc des Gazelles Mrgadava


Parfaitement éveillé Đẳng giác Perfectly illuminated 等覺 Sammāsam Est une parmi des appellations de Bouddha. Signifie "connaissance parfaite des choses". Seuls les Bouddhas peuvent atteindre cet état de l'éveil parfait.


Pensée irréaliste Điên đảo tưởng Unrealistic thought 顛倒想 Les réflexions délirantes et les pensées illusoires, folles, irréalistes qui nous rendent malheureux, ennuyeux.


Perfection Ba la mật Perfection 波羅蜜 pāramitā "allé au-delà" ou "atteindre l'autre rive", généralement traduit par "perfection"


Petit Véhicule Tiểu thừa Small vehicle 小乘 hīna-yāna Hinayana [bouddhisme] ou Theravada (shojo, 小乗, xiaosheng). Littéralement "Petit Véhicule". Un des deux principaux courants du bouddhisme, l'autre étant le Mahayana. Ce fut à l'origine un terme péjoratif utilisé par les bouddhistes du Mahayana qui reprochaient à ceux qui pratiquaient ces enseignements de n'être préoccupés que par leur libération personnelle et d'être indifférents au salut des autres. Après la mort de Shakyamuni, l'Ordre bouddhique connut divers schismes et en vint à se diviser en dix-huit ou vingt écoles. Les moines de ces écoles, dans leur souci de préserver les enseignements du Bouddha, eurent de plus en plus tendance à se cloîtrer dans leurs monastères où ils se consacrèrent au maintien des préceptes monastiques et à la rédaction des exégèses doctrinales. Ils perdirent peu à peu de vue le but premier du bouddhisme, qui est de libérer tous les êtres de la souffrance. Vers la fin du Ier siècle avant notre ère, ou au début du Ier siècle, un nouveau groupe de bouddhistes émergea, composé de personnes qui n'étaient pas satisfaites par ce qu'elles percevaient comme l'académisme stérile des premières écoles. Ces nouveaux bouddhistes pratiquèrent parmi les laïcs, se donnant à eux-mêmes le nom de bodhisattvas, et se fixant pour but de sauver tous les êtres. Ils appelèrent leur enseignement Mahayana (Grand Véhicule) pour indiquer que cet enseignement avait la capacité de conduire le plus grand nombre de personnes à l'Eveil, et désignèrent les écoles traditionnelles du nom de Hinayana ("Petit Véhicule"). Zhiyi identifie le Hinayana à l'enseignement "tripitaka", le premier des quatre enseignements de la doctrine, et aux douze ans d'enseignements de la période Agon, la seconde des cinq périodes. L'enseignement représentatif du Hinayana est celui des Quatre Nobles Vérités et les Douze liens causaux. Il considère les désirs terrestres comme la cause de la souffrance et maintient qu'elle ne peut être éliminée que par la suppression des désirs terrestres. A la différence des mahayanistes qui encouragent à pratiquer au coeur des réalités sociales pour le bien-être de tous, les disciples du Hinayana ont pour but d'atteindre le Nirvana "sans-reliquat" (muyo nehan), état dans lequel le corps et l'esprit sont annihilés et la renaissance en ce monde ne se produit plus. Le bouddhisme Theravada (terme pali signifiant "Doctrine des Anciens") étant pratiquement la seule de ces premières écoles encore existantes, le terme Hinayana est de plus en plus souvent utilisé en référence au Theravada. Ce bouddhisme est encore présent au Sri Lanka, en Birmanie, en Thaïlande, au Cambodge et au Laos.


Période Agama A hàm thời Agama period 阿含時 Selon l'écode de Tien Tai, les Sutras du Bouddha sont divisés en cinq périodes : 1. la Période Avatamsaka, 2. la Période Agama, 3. la Période Vaipulya, 4. la Période Prajna 5. les Périodes de Fleur de Nirvana. C'est la deuxième période où le Bouddha a enseigné la voie du Petit Véhicule aux personnes aux plus basse situation pendant 12 ans en parcourant 16 pays. Le sûtra d'Agama a été récité dans cette période.


Période de retraite An cư Peaceful dwelling 安居 vārṣika Période de retraite.


Pitié Ai mẫn Pity 哀愍 Karṇāyamāna Pitié, compassion, sympathie, tristesse


pratique brahmanique Phạm hạnh 梵行 brahma-caryā brahmique [pratique] ou pratique brahmanique (bongyo 梵行, brahma-charya). Pratique qui vise la purification et particulièrement l'observation des préceptes et l'élimination des désirs sexuels. Au sens large pratiques qui cherchent à se libérer de tous les désirs.


Premier niveau d'expérience méditative Sơ thiền First meditation 初禪 Prathama-dhyāna Le premier niveau d'expérience méditative comprend 5 états: - Être conscient quel est l'objet de méditation - Concentrer sur l'objet de méditation - Avoir la félicité, la joie ou l'enchantement - Sentir le bonheur - Établir l'unification entre le sujet et l'objet


Précept Giới


Prochaine existence (Vie suivante) Hậu kiếp Next life 後劫 Abhisamparãya


production conditionnée Duyên sinh Produced by causal conditions 緣生 pratītya-samutpāda Dépendance causale (ou conditionnée) de tout ce qui est. Doctrine bouddhique selon laquelle aucun être ou phénomène n'existe tout seul ; ils existent ou se produisent en raison de leur rapport avec d'autres êtres et phénomènes. Tout dans le monde n'a d'existence qu'en réponse aux causes et aux conditions. Voir la doctrine douze liens, illustration bien connue de cette idée.


Professeur A xà lê Professor 阿闍梨 Àcàrya Professeur des nouveaux moines.


Quatre démons Tứ ma 四魔 Catvāro mārāḥ Les quatre démons sont les "démons intérieurs". Ce sont :

1) L'entrave des cinq agrégats (on-ma, skandha-mara), c'est-à-dire les entraves provoquées par besoins physiques et mentaaux d'une personne ; .

2) L'entrave des désirs égocentriques (bonno-ma, klesha-mara) ou entraves qui naissent des trois poisons ; 3) L'entrave de la mort (shi-ma, mrityumara) due à la crainte et la souffrance que la mort provoque, empêchant ainsi de pratiquer le bouddhisme. C'est également le trouble que peut susciter dans la communauté des croyants la mort de l’un d’entre eux ;

4) L'entrave du Roi-Démon du Sixième Ciel (tenji-ma, devaputra-mara). Notre peur de l'inconnu et désir dévorant de sécurité. Le sixième ciel est celui du contentement qui naît de la réalisation d'un désir. Le fait même que ce désir soit satisfait crée un vide et une nouvelle frustration. On considère également que cette entrave est la crainte de l'oppression exercée par des personnes détenant le pouvoir (crainte du jugement des autres).


quatre formes de naissance Tứ sinh four kinds of birth 四生 catasro-yonayaḥ Classification des façons de venir au monde : 1) la naissance depuis le ventre d'une mère ; 2) la naissance depuis les oeufs ; 3) la naissance par la moisissure, comme on pensait que se formaient, par exemple, les vers ; 4) la naissance par transformation, comme dans le cas des divinités ou des êtres infernaux. On disait que ces êtres, au terme de leur vie précédente, apparaissaient soudain de telle ou telle façon en raison de leur karma, sans l'aide de parents ou autres agents intermédiaires.


quatre formes de naissance Sám hối Repent 懺悔 Kṣamayati sange 懺悔ou zange (reconnaître ses erreurs, repentir, deshana ou kshama = pardon). Dans les monastères indiens, une réunion (uposhadha), avait lieu deux fois par mois, au cours de laquelle les membres du Sangha qui avaient violé les préceptes, s’excusaient devant le Bouddha ou devant les autres moines afin de purifier leur esprit. En outre, une cérémonie annuelle (pravarana, jishi, 自恣) était accomplie à la fin de la retraite de la saison des pluies au cours de laquelle les moines se repentaient publiquement des erreurs qu’ils avaient commises pendant cette période de trois mois. Avec le développement du Mahayana, une insistance moins grande fut mise sur les règles monastiques et la signification du repentir a changé en conséquence. Puisque les actions mauvaises découlent, fondamentalement, de l’ignorance de la véritable nature de la vie, s’éveiller à cette nature, c’est-à-dire à l’aspect véritable de tous les phénomènes et faire apparaître sa propre sagesse de bouddha, en purifiant ainsi sa vie, constitue l’acte de sange par excellence. La notion de repentance a été reprise et développée par le Zen à l'époque de Kamakura et fortement influencée par le code de l'honneur des samouraïs. Dans l'enseignement de Nichiren le terme de sange ne s'applique plus que par rapport à l'opposition au Sutra du Lotus.


Quatre incommensurables Tứ Vô Lượng Tâm (Từ Bi Hỷ Xả) four immeasurable minds 四無量心 catvāry apramāṇāni Les quatre conduites ou sentiments pieux (brahmavihāras) sont aussi appelés les quatre incommensurables car ils pourraient être développés indéfiniment et conduisent à « l'éveil parfait ». Il s'agit d'émotions positives qui pourraient être développées par des pratiques appropriées : 1- La bienveillance universelle (mettā): Souhait que tous les êtres trouvent le bonheur et les causes du bonheur 2- La compassion (karunā) : Souhait que les êtres soient libérés de la souffrance et des causes de la souffrance 3- La joie sympathique (muditā) : Souhait que les êtres trouvent la joie exempte de souffrance 4- L'équanimité (uppekkā): Souhait que les êtres demeurent dans la grande équanimité libre de partialité, d'attachement et d'aversion.


quatre méditations hinayana ou theravada Tứ niệm xứ The fourfold stage of mindfulness 四念處 catvāri smṛty-upasthānāni Comment purifier le mental ? Dans le mahá Satipaṭṭhāna sutta, Bouddha enseigne que : « la seule voie qui mène à la purification du mental est l'établissement de l'attention. » Il y a quatre établissements de l'attention: 1. Établissement de l'attention sur les mouvements et la matière du corps 2. Établissement de l'attention sur les sensations 3. Établissement de l'attention sur les états de conscience et les pensées 4. Établissement de l'attention sur les phénomènes tels que les visions, les sons, les odeurs, les goûts et les touchers. L'entraînement à ces quatre établissements de l'attention constitue le seul moyen de purifier le mental.


Quatre nobles vérités Tứ diệu đế 四妙諦 catvāri āryasatyāni Les quatre nobles vérités sont les fondements cruciaux du bouddhisme à partir desquels le bouddha a atteint l'éveil et avec lesquels il a donné, à Bénarès, son premier sermon appelé la mise en mouvement de la roue du dharma. Ces quatre vérités sont qualifiées de nobles (ārya) car elles expriment l'ensemble de la vérité universelle, et mènent à la libération complète et définitive les individus consentants à suivre les chemins justes indiqués par le bouddha.


quatre sceaux du Dharma Tứ pháp ấn 四法印 dharma-mudrā quatre sceaux du Dharma (shihon, 四法印, dharma mudra, four Dharma seals). Concepts qui permettent de reconnaître si une théorie ou une doctrine ressortissent du bouddhisme. Sont reconnues comme écoles bouddhiques celles qui enseignent : - l'impermanence des multiples dharmas (multiples mouvements) ; (shogyo mujo, 諸行無常, anitya sarva samskarah) ; - les multiples dharmas sont sans substance ; (shoho muga, 諸法無我, anatmanah sarvadharmah) ; - tous les mouvements sont souffrance ; (issai gyo ku, 一切行苦, dukkhah sarva samskarah) ; - le nirvana est sérénité et pureté ; (nehan jakujo, 涅槃寂靜, santam nirvanan).


quatre voeux du bodhisattva Tứ hoằng thệ nguyện four great vows of bodhisattvahood 四弘誓願 The four universal vows of a Buddha or bodhisattva: 衆生無邊誓願度 to save all living beings without limit; 煩惱無數誓願斷 to put an end to all passions and delusions however numerous; 法門無盡誓願學 to study and learn all methods and means without end; 佛道無上誓願成 to become perfect in the supreme Buddha-law.


Quatrième niveau d'expérience méditative Tứ thiền Fourth meditation 四禪 Catvāri dhyāna Le quatrième niveau d'expérience méditative comprend 4 états: - Ni souffrance, ni bonheur - L'équanimité - L'établissement de l'attention - L'unification du sujet et objet


Relique Xá Lợi Relic 舍利 Śarīra Les reliques sont des perles, des billes ou des morceaux d'os restants après la crémation du corps physique du Bouddha ou des saints, des grands maîtres. Auparavant, on ne croyait pas à l'existence des reliques du Bouddha. Jusqu'en 1898, Monsieur W.C.PEPPE, un Anglais, lors d'une fouille archéologique à Piprawa, au sud du Népal, a découvert une boîte en pierre relativement grande, qui contenait 2 vases et quelques objets tels des tasses de thé, en pierre aussi… Dans ces 2 vases de taille différente, il y avait des reliques. Le petit vase était rond, divisé en deux parties, haut et bas. Sur la moitié supérieure à côté des anses, était gravée l'année du roi Asoka en langue Brahmi et on pouvait y lire : "Voici des reliques du Bouddha. Elles ont été vénérées par la famille Sakya, du pays Sravasti". Le

résultat de cette découverte archéologique prouve que ce qui était dit dans le Sutra Dirghagama, ainsi dans d'autres sutras était véridique, à savoir que les reliques du Bouddha étaient partagées en 8 parties, et données à 8 pays différents après le paranirvana du Bouddha,. Il a été mentionné qu' "Après le paranirvana du Bouddha dans la forêt Sala à Kusinagara, ses reliques ont été divisées en 8 parties et 8 stupas ont été construits dans les 8 pays qui les ont reçues pour les conserver. Le 9ème stupa est un vase, le 10ème contient Ses cendres, et le 11ème contient les cheveux du Bouddha de son vivant". Selon le sutra "Le Bodhisattva dans la matrice maternelle", 3ème livre, chapitre "Impermanence", il y a deux sortes de reliques : les reliques du corps complet et les reliques fragmentaires. Les premières consituent un corps physique qui ne se décompose pas après la mort, mais se déssèche et se durcit comme du diamant. Les deuxièmes sont la partie du corps qui reste après l'incinération. Selon le sutra "Les Mérites de Laver un Bouddha" il y a les reliques du corps du Bouddha et les reliques du corps du Dharma. Ces reliques demeureront dans le monde après le paranirvana du Bouddha, comme la Vinaya et le Dharma demeureront toujours un refuge pour tous les êtres. D'après le Phap Uyen Chau Lam (La Forêt de Joyaux dans le Jardin du Dharma, une anthologie des termes bouddhiques de Daoshi), livre 40, il y a trois sortes de reliques : reliques d'os de couleur blanche, reliques des cheveux de couleur noire, et reliques de la chair de couleur rouge. Depuis toujours, les fidèles bouddhistes ont fait circuler et ont vénéré trois sortes de reliques du Bouddha, ce sont les reliques d'os du sommet de la tête, les reliques des dents, et les reliques du doigt. Le Sutra "Claire Lumière", livre 4, écrit : "Les reliques sont le résultat d'un processus de pratique de l'éthique, de la méditation et de la sagesse, très difficile à atteindre, c'est pourquoi ce sont des champs de mérites insurpassables". Le Mahaprajnaparamita-sastra, livre 59, dit que "Faire une offrande aux reliques du Bouddha, même insignifiante comme une graine de moutarde, génère des mérites incalculables". Ce sastra informe aussi que les reliques sont le fruit de la pratique des six paramitas. En conclusion, les reliques sont la cristalisation d'un processus de la pratique d'éthique, de la méditation, de la sagesse, et de la libération qui en résulte. Cependant, si l'on observe les activités des bouddhas, des Bodhisattvas et des patriarches, on se rend compte que les reliques sont aussi la concrétisation de leur grand courage, de leurs voeux sans limite, renforcés par leur grande compassion, dans le but de protéger le Dharma et de conférer le salut à tous les êtres.


Sage parfait Chánh biến tri 正遍知 Samyak-sambuddha Samyak-sambuddha (Sage parfait, Shohenchi, 正遍知). Un des dix titres honorifiques du Bouddha. Littéralement Celui qui est "complètement et parfaitement éveillé". Celui qui voit au delà des apparences la triple vérité des phénomènes Sa perfection le distingue des pratyekabuddha qui gardent leur Eveil pour eux-même, sans chercher à sauver les êtres.


Sagesse Bát nhã Wisdom 般若 prajñā Le terme signifie à l’origine « capacité cognitive » ou « savoir-faire ». Il désigne dans le bouddhisme la capacité de percevoir le phénomène de coproduction conditionnée, ainsi que l’absence de soi propre (anatta) et le vide (sunyata) de toute chose. C’est une perception aiguë qui permet d’atteindre la « sagesse transcendantale ».


Sagesse, Sapience Tuệ Wisdom Prajñā, jñāna Sagesse, discernement, compréhension; le pouvoir de discerner les choses et leurs principes sous-jacents et de décider les hésitants. Il est souvent compris comme la connaissance, mais pas correctement, car connaissance veu dire lla science de la phénoménale, tandis que Sagesse se réfère plus généralement à des principes ou des moralités.


samadhi du compter-du-souffle Số tức quán breath counting meditation 數息觀 ānāpāna-smṛti Pratique méditative qui prépare l'entrée dans la samadhi en comptant chaque souffle ; anapana signifie souffle, smriti désigne la mémoire.


samadhi du lieu des Sens infinis Vô lượng nghĩa xứ tam muội The anantanirdeśapratiṣṭhāna samādhi 無量義處三昧 anantanirdeśapratiṣṭhāna-samādhi Samadhi de Shakyamuni avant qu'il n'enseigne le Sutra du Lotus. Littéralement, ananta signifie "illimité", "infini", nirdesha signifie "description", "élucidation" et pratishthana désigne une base, un appui. Le Sutra des Sens Infinis qui sert de prologue au Sutra du Lotus dit : "Ces significations infinies sont soutenues par un Dharma simple".


Sans effort Vô công dụng Without effort 無功用 An-ābhoga En Pali, an-ābhoga, signifie ne plus avoir besoin de faire l'effort car l'effet est devenu bien évident. Signifie aussi ne plus avoir besoin d'utiliser le corps, le langage et l'idée pour saisir et comprendre la doctrine du bouddhisme d'une façon sûre et efficace.


Sans perturbation mentale Vô lậu 無漏 Anāsravaḥ Jour et nuit, les perturbations mentales, issues de l'attachement, la colère etc., suintent sans cesse à travers nos 6 portes sensorielles (yeux, oreilles, nez, bouche, corps et pensée). Elles sont capables de nous faire tomber dans les 3 mauvais mondes


sept arrogances Thất mạn 七慢 sept arrogances (shichi-man, 七慢). D'après l'Abhidharma kosa sasrta (Kusha Ron) de Vasubandhu, c'est : 1) croire qu'on est supérieur aux autres alors qu'on est leur égal ; 2) croire qu'on est égal à ceux qui sont supérieurs ; 3) croire qu'on est supérieur à ceux qui sont supérieurs ; 4) être attaché à ceux pour qui la vie individuelle est une entité permanente alors qu'elle est la combinaison provisoire des cinq agrégats ; 5) croire que l'on a atteint une vérité alors qu'on ne l'a pas encore perçue ; 6) croire qu'on est juste un peu inférieur à ceux qui en fait nous dépassent de beaucoup ; 7) feindre de posséder une vertu qu'on n'a pas encore. Voir également les neuf arrogances


Sept bijoux, trésors Thất bảo Seven jewels, tresors 七寶 Sapta ratnāni Les sept trésors, bijoux précieux : - Or (suvaṇṇa/ suvarṇa), - Argent (rūpīya/ rūpya), - Béril (veluriya/ vaiḍurya), - Perle (phalika / sphaṭika), - Émeraude (masāragalla/ musāragalva), - Rubis (lohitanka/ lohitamukæika), - Agate (asama/ aśmagarbha).


sept bodhyanga Thất giác chi 七覺支 saptabodhyaṇgāni sept bodhyanga (shichi-kakushi ou shichi-bodaibun, 七覚支七菩提分). Sept facteurs d'aide à la pratique pour atteindre l'éveil ; sept capacités que le pratiquant est appelé à développer. Ce sont : 1) mémoire : capacité de garder présent à l'esprit ses décisions par rapport à la pratique ; souvenir lucide de son passé ; 2) discrimination : capacité de distinguer le vrai du faux ; capacité de faire le tri de ses propres illusions ; 3) effort : autodiscipline qui permet de surmonter le découragement et la paresse ; 4) joie : capacité de se réjouir des bienfaits de la pratique ;

5) légèreté : capacité de ne pas considérer les épreuves de la vie comme un fardeau insurmontable, facilité avec laquelle on retrouve la paix intérieure ; 6) méditation : capacité de garder un esprit concentré et imperturbable ; 7) équanimité : capacité d'abandonner ses attachements.


sept bouddhas du passé Quá khứ thất phật 阿彌陀經 sept bouddhas du passé (kako-shichi-butsu, 過去七仏). Shakyamuni et les six bouddha qui l'ont précédé. Bibashi (Vipashyin), Shiki (Shikhin), Bishabu (Vishvabhu), Kuruson (Krakucchanda), Kunagon (Kanakamuni) et Kasho (Kashyapa). Les trois premiers sont censés être apparus dans le kalpa de gloire passé, alors que les quatre autres, y compris Shakyamuni, sont apparus dans le kalpa actuel de la sagesse. Ils sont mentionnés dans le Sutra Jo-agon et le Sutra Shichibutsu (Sutra des Sept Bouddhas). Le chapitre VIII du Sutra du Lotus y fait également allusion.


sept désastres Thất nạn 七難 sept désastres (shichinan, 七難). D'après le Sutra Ninno, ce sont : 1) manifestations extraordinaires du soleil et de la lune ; éclipses, saisons décalées, couronnes autour du soleil, lunes rousses répétées. 2) mouvements extraordinaires des étoiles et des planètes ; changements imprévus dans les constellations, courses inhabituelles des étoiles, apparition de comètes. 3) incendies ; ceux qui embrasent une ville entière avec mort d'hommes, ceux d'origine inexplicable (oeuvre des démons) ; ceux provoquées par les dragons (eau prenant feu), ceux provoqués par des objets lumineux venus de l'espace (feu du ciel) ; ceux provoqués par les dieux des montagnes (irruptions volcaniques), incendies humains (accidents provoquant mort d'hommes), feux des forêts, incendies allumés par des brigands. 4) intempéries répétées ; crues hors saison, pluies torrentielles en hiver, gel en été, pluies de poussière, pluies noires ou rouges, avalanches, coulées de boue. 5) tempêtes ; vents provoquant mort d'hommes, déracinant les arbres, typhons, tsunami, vents de poussière. 6) sécheresse ; chaleur extrême qui assèche les points d'eau, craquelle la terre et rend impossible la germination des plantes. 7) guerre ; attaques de l'extérieur par des pays étrangers, invasions, rébellions, luttes intestines. Ces désastres peuvent être remplacés par sept vertus :1) Vertu d’apaiser les mauvais esprits et les dragons 2) Vertu de permettre le salut des hommes 3) Vertu des joyaux du roi tournant la roue 4) Vertu de pouvoir faire tomber de la pluie douce 5) Vertu de la lumière éclairant le ciel et la terre 6) Vertu de faire apparaître tous les enseignements du Bouddha 7) Vertu de faire apparaître chez tous les souverains le Dharma inégalable. Le Sutra du Lotus (chapitre Kannon XXV) dresse également la liste de sept désastres auxquels on peut échapper grâce au pouvoir du bodhisattva Kannon : 1) le feu 2) les inondations 3) les démons rakshasa 4) les attaques à coups de sabres et de bâtons 5) l'attaque par les démons yaksha et autres démons 6) l'emprisonnement 7) l'attaque par des pillards.


sept fautes capitales Thất nghịch 七逆 sept fautes capitales (shichi-gyaku, 七逆). D'après le Maka Shikan Bugyoden Guketsu, tuer un moine et tuer un maître, plus les Cinq forfaits (tuer son père, tuer sa mère, tuer un arhat, blesser ou faire saigner un bouddha (on ne peut pas le tuer) et rompre l’harmonie de la communauté des religieux (sangha). D'après le Sutra du filet de Brahma : c'est insulter un bouddha, tuer son père, tuer sa mère, tuer une moine de haute vertu, tuer un acarya, provoquer la discorde dans le Sangha, tuer un sage.


signifie pensée conceptuelle Tầm tứ discursive thought and investigation 尋伺 vitarka-vicāra Vitarka (sanskrit ; pali : vittaka), signifie pensée conceptuelle, prise-ferme. Comme facteur de dhyāna en méditation bouddhique, il s'agit de l'application initiale de l'attention (prélude à un maintien continu de l'attention, vicara) : le mental est capable de repérer toute distraction et de revenir à l'objet de l'attention (tel que la respiration dans la technique anapanasati). Dans la méditation bouddhique, vicara (pali) désigne l'attention soutenue, l'attitude du méditant pratiquant samatha bhavana et focalisant son attention sur l'objet de la pratique. Ce maintien de l'attention ne désigne pas la concentration par elle-même. Elle signifie que le méditant fait l'effort de maintenir son attention. Une comparaison est que vitarka consiste à tenir un bol d'une main et que vicara consiste, de l'autre, à le nettoyer. Une autre est que vitarka est le coup sur le gong et vicara le son continu qui en résulte.

Vicara est un facteur menant à la concentration, présent dans le premier jhana. A la différence de vitarka, le mental reste concentré sans distraction sur l'objet de l'attention (tel que la respiration dans la technique anapanasati).


six mauvaises voies Lục đạo six destinies 六道 six mauvaises voies (roku akudo 六悪道 ou roku-do, 六道, shad-gati). Les six premiers des dix mondes considérés comme mauvais car ils ne permettent pas de se libérer des souffrances. Ce sont le monde de l'enfer, le monde des esprits affamés, le monde des animaux, le monde des asura, le monde des hommes, le monde du ciel.


Six portes sensorielles Lục căn Six sense-organs 六根 Ṣaḍ indriyāṇi Les six portes sensorielles sont : l'oeil, l'oreille, le nez, la langue, le corps et le mental.


Société du Lotus Blanc Bạch liên xã the white lotus society 白蓮社 Byakuren-sha (Bailianshe 白蓮社). "Société du Lotus Blanc". Groupe religieux chinois fondé en 402 par Huiyuan (334-416) et qui pratiquait la méditation sur le bouddha Amida.


Soi ou moi-substance Ngã mine ātman Soi ou moi-substance. Faute de mieux on traduit atman par âme et l'inexistence d'une âme en soi (anatman) par non-existence d'un ego, non-existence d'un moi ou encore par non-substantialité du moi. Pour le bouddhisme, le sentiment du "je suis" (asmita) est non seulement illusoire mais le fait de considérer l'ensemble des agrégats comme un soi et de s'y attacher est la cause essentielle de la souffrance. Au moment de quitter la vie, l'animal, tout comme l'être humain attaché au sentiment du moi, éprouve un fort désir de la continuité de ce moi. C'est ce désir qui le conduit à la renaissance dans les six voies et au cycle sans fin des souffrances. La plupart des écoles mahayana nient l'existence en soi de tous les phénomènes alors que les écoles theravada nient seulement l'existence d'un soi individuel. Voir la non-substatialité (ku) et le non-soi.


Souffrance Khổ Suffering - Unsatisfactoriness Duḥkha Souffrance, chagrin, affliction, douleur, anxiété, insatisfaction, inconfort, angoisse, tension, malheur et aversion. Le terme est probablement dérivé du mot duḥstha. Cette souffrance morale est au coeur de la première des quatre nobles vérités.


Sphère de l'infini de l'espace Không vô biên xứ Sphere of the infinity of space 空無邊處 Ãkãsanantãyatana Premier (le plus bas) des quatre royaumes du monde du sans-forme (arupadhatu). Domaine où tout est non-substantiel (ku).


Stabilité An định Stability 安定 L'esprit se trouve dans un état stable. Ceux qui ont quitté la contemplation dans le monde des désirs, commencent à voir apparaître les états de contemplation du monde de forme comme la conscience, la concentration, la joie et le bonheur.


Sûtra Kinh Sūtra, Sutta) Représente la transmission des paroles du Bouddha. Les soutras les plus importants sont: - Le Sûtra du Coeur, qui est probablement le texte bouddhique le plus connu - Le Sûtra du Diamant - Le Sûtra du Lotus, écriture importante de certaines écoles chinoises (Tiantai) et japonaises (Tendai, Nichiren), considéré par ces écoles comme le dernier dicté par le Bouddha, summum de son enseignement - Le Sûtra de l'Ornementation Fleurie (Avatamsaka Sûtra), écriture de référence des écoles Huayan (Chine) et Kegon (Japon), qui le considèrent comme le premier témoignage du Bouddha juste après le nirvana, donc le plus précieux ; il s’agit d’un ouvrage composite dont certaines sections sont à l’origine des textes indépendants, comme le Sûtra des Dix Terres (Dashabhumikasutra) - Le Sûtra Mahaparinirvana, un des textes qui expose la présence universelle chez les êtres vivants de la nature de bouddha tathagatagarbha - Les sûtras de la Terre Pure : Grand Sukhavati-vyuha Sūtra, (Sūtra de Vie-Infinie), Sūtra d'Amita et Sūtra Amitayurdyhana (Sūtra des contemplations) - Le Sûtra Shurangama qui a influencé les courants Tiantai et Chan est un samadhi sutra, sûtra de méditation - Le Suvarnaprabhasa Sūtra (Sutra de la Confession ou Sutra de la Lumière d’or) joua un rôle très important au Japon où sa récitation par le souverain était censée protéger le pays - Le Sûtra Lankavatara, sûtra de référence de la première école chan - L'Enseignement de Vimalakirti (Vimalakirtinirdesasutra), dans lequel s’expriment le Bouddha et Vimalakirti, un sage laïque, expose la supériorité du mahayana sur le hinayana.


Sûtra du Lotus Kinh Diệu Pháp Liên Hoa 妙法蓮華經 Saddharma-puṇḍarīka sūtra


Sûtra Surangama Kinh Lăng Nghiêm 楞嚴經 Śūraṃgama-sūtra


Sympathie Ai Sympathy


Terre pure An dưỡng Paradise 安養


Terre pure Tịnh độ Pure land 淨土 Sukhāvatī Terre pure (jodo, 淨土). Terre qui n’est pas souillée par les passions (bonno) ou les cinq troubles (gojoku). Ce terme est utilisé en opposition à l'expression "terre impure" qui désigne le monde saha actuel, souillé par la souffrance et les désirs. Puisque la terre d'un bouddha est exempte des cinq impuretés, elle est appelée terre pure. Il existe deux points de vue concernant la relation entre le monde saha et la terre pure. Le premier considère que la terre pure est un royaume totalement autre, physiquement séparé du monde saha comme, par exemple, la Terre d'émeraude du bouddha Yakushi à l'est et la Terre pure de la Béatitude parfaite du bouddha Amida à l'ouest (le terme Terre pure, écrit avec une majuscule, se réfère souvent à la terre d'Amida, Jodo). Le second point de vue, présenté dans le Sutra du Lotus ou dans le Sutra Vimalakirti, affirme qu'il ne peut y avoir de terre pure hors du monde saha. Cela dépend de l'état de vie d'une personne ; si elle purifie son coeur, le monde dans lequel elle vit devient une terre pure.


Terres quatre Tứ độ Four lands 四土 Buddha-kṣetra Terre pure (jodo, 淨土). Terre qui n’est pas souillée par les passions (bonno) ou les cinq troubles (gojoku). Ce terme est utilisé en opposition à l'expression "terre impure" qui désigne le monde saha actuel, souillé par la souffrance et les désirs. Puisque la terre d'un bouddha est exempte des cinq impuretés, elle est appelée terre pure. Il existe deux points de vue concernant la relation entre le monde saha et la terre pure. Le premier considère que la terre pure est un royaume totalement autre, physiquement séparé du monde saha comme, par exemple, la Terre d'émeraude du bouddha Yakushi à l'est et la Terre pure de la Béatitude parfaite du bouddha Amida à l'ouest (le terme Terre pure, écrit avec une majuscule, se réfère souvent à la terre d'Amida, Jodo). Le second point de vue, présenté dans le Sutra du Lotus ou dans le Sutra Vimalakirti, affirme qu'il ne peut y avoir de terre pure hors du monde saha. Cela dépend de l'état de vie d'une personne ; si elle purifie son coeur, le monde dans lequel elle vit devient une terre pure.


titres honorifiques [dix] de Shakyamuni Thập hiệu Như Lai ten epithets of the Buddha 十號如來 Daśa balāni titres honorifiques [dix] de Shakyamuni. (jugo, 十號). Appeler quelqu'un par son nom était considéré comme un manque de respect puisqu'on se plaçait sur un plan d'égalité. Les saints et les sages étaient généralement désignés par un titre. Les titres suivants sont maintes fois répétés dans les sutras. - Bhagavat - Buddha-lokanatha ou Bhagaran - Bouddha - l'Eveillé, Celui qui sait, Le Bienheureux, le Vénéré du monde, Butsu Seson, 佛世尊 ; - Tathagata - Ainsi Venu, Ainsi Allé, Nyorai, 如來 ; - Arhat - Digne d'offrandes, Digne de respect, Ougu, 應供 ; - Samyak-sambuddha - Sage parfait, Juste et universel en son savoir, Shohenchi, 正遍知 ; - Vidya-carna-sampauna - Parfait dans la conduite, Pourvu de sciences et de pratiques, Myogyosoku 明行足 ; - Sugata - Parfaitement parti, Pourvu d'une bonne destinée, Zenzei, 善逝 ; - Lokavit - Parfait dans la compréhension des dharma, Connaisseur du monde, Sekenge, 世間解 ; - Anuttara - Vainqueur insurpassable, Suprême, Mujoji, 無上士 ; - Purusa-damya-sarathi - Dompteur des héros, Jogojobu, 調御丈夫 ; - Sasta deramanusyanam - Maître des dieux et des hommes, Tenninshi, 天人師.


triple mystère ou trois secrets Tam mật 三密 trīṇi guhyāni triple mystère ou trois secrets (san-mitsu, 三密). Selon l'enseignement Shingon, puisque le bouddha Dainichi-Vairocana est omniprésent, tous les êtres sont le corps mystique du bouddha, tous les sons constituent sa bouche (c'est-à-dire sa voix) mystique et toutes les pensées représentent son esprit mystique. Toutefois, le corps, la bouche et l'esprit du Bouddha sont inimaginablement profonds et au-delà de la compréhension des simples mortels. Ils sont donc appelés "mystères". Mais le corps, la bouche et l'esprit des simples mortels ne sont pas essentiellement différents de ceux du Bouddha bien que leur nature de bouddha soit obscurcie par l'illusion. En ce sens, dans leur aspect essentiel, le corps, la bouche et l'esprit des simples mortels sont aussi appelés les trois mystères. Du point de vue de la pratique, l'enseignement ésotérique assigne au corps de fabriquer les mudra en utilisant les mains, à la bouche de réciter les mantra (paroles mystiques) et à l'esprit de méditer sur l'objet de vénération. On dit que par ces trois pratiques le corps, la bouche et l'esprit des simples mortels s'associent à ceux du Bouddha.


Tristesse Ai thán sadness, mournfulness 哀歎 Karṇāyamāna


trois catégories d'actions ou trois sortes de karma Tam nghiệp three conditions 三業 Trīṇi karmāṇi Actions mentales, verbales et physiques, c'est-à-dire les pensées, les paroles et les actes concrets.


trois connaissances mystiques Tam minh three awarenesses 三明 tisro-vidyāḥ Trois pouvoirs attribués aux bouddhas et bodhisattvas : 1) la capacité de connaître les vies passées, 2) la capacité de connaître les vies futures, 3) la capacité de connaître la véritable nature de la souffrance dans la vie présente et d'éradiquer les causes de ces souffrances. Ces trois connaissances sont généralement associées aux six pouvoirs mystiques.


trois corps Tam thân The threefold body 三身 Trayaḥ kāyāḥ trois corps ou triple corps ou trois propriétés du corps de bouddha (san-jin ou honnu musa sanjin, trikaya). Concept adopté par le Mahayana pour organiser différents concepts du Bouddha qui apparaissent dans les sutras. Nichiren compare les trois façons d'envisager l'existence du Bouddha à la lune, au rayonnement de la lune et à son reflet dans l'eau et établit un parallèle entre la pensée, la parole et l'action. Ces trois corps, dont la présence est simultanée, sont les suivants : - le corps de dharma ou le corps non-manifesté du Dharma (hosshin, dharmakaya, Body of the Law) : il s'agit d'un "corps" de boddhéité éternel et omniprésent. On l'appelle également corps de l'Ainsité. C'est la réalité ultime de la vie, le "corps cosmique" du Bouddha auquel se réfère Shakyamuni dans le chapitre XVI du Sutra du Lotus lorsqu'il parle de l'atemporalité de son Eveil. Mais c'est également le corps des bouddhas infinis de nature identique. Pourtant le simple mortel n'en a pas conscience. - le corps de rétribution ou propriété de la sagesse ou corps de la fructification (hoshin, hoshinbutsu, 報身報身仏, sambhogakaya, Body of retribution) : c'est un reflet du corps de dharma. Pour en décrire 1'action libre et resplendissante, ainsi que la pureté de la perception, on use de l'expression "corps de rétribution qui spontanément reçoit et emploie" On l'appelle également corps de la joie bouddhique car il traduit le bonheur rayonnant du Bouddha à enseigner le Dharma. Il peut être envisagé de deux façons différentes : la sagesse et la gloire. Le corps de sagesse est celui de son enseignement. Le corps de gloire se reflète dans les innombrables hyperboles de la littérature et de l'art religieux de l'Extrême-Orient. Ainsi le Bouddha est doté de trente-deux marques de beauté caractéristiques. Pour signifier l'authenticité de ses paroles on dira qu'il tire une langue longue et large qui monte jusqu'au ciel de Brahma. Le Sutra du Lotus en parle ainsi de ce bouddha : "Il a pratiqué jusqu'à leur terme les innombrables méthodes portant sur la voie des Eveillés ; plein d'audace et d'énergie, son renom s'est universellement répandu" (yu myo sho jin myo sho fu mon) (réf.) - le corps de manifestation ou corps de l'action (oshin, ojin, 応身応身仏, nirmanakaya, Body of Condescension, Manifest body) : manifestation du Bouddha en tant que créature. C'est la mise en action du corps de rétribution. Le Corps manifesté peut être subdivisé en inférieur (retsu-ojin) et supérieur (sho-ojin), deux aspects différents manifestés par le Bouddha lorsqu'il agit pour le bien des êtres. Le Bouddha apparaît sous la forme du Corps manifesté supérieur lorsqu'il agit pour le bien des bodhisattvas ayant atteint ou dépassé la première étape de développement, la quarante et unième des Cinquante-deux étapes de la pratique de bodhisattva. Le Bouddha emprunte l'aspect du Corps manifesté inférieur lorsqu'il agit pour le bien du commun des mortels, des personnes des deux véhicules et des bodhisattvas n'étant pas encore parvenus à la première étape de développement. Certaines conceptions du corps de manifestation peuvent aller jusqu'à signifier le choix d'incarnation auquel procéderait un Bouddha : ainsi le choix de naître sous la forme de Gautama en Inde. Shakyamuni dit de lui-même qu'il s'est montré "tantôt comme lui-même, tantôt comme un autre"(réf.) et qu'il peut apparaître sous les traits d'un enfant, d'un conjoint, d'un ami. S'appuyant sur le principe qu'il n'y a pas de différence de substance entre un bouddha et un simple mortel Nichiren donne à la notion des trois corps une dimension très large et il parle alors des trois propriétés du Dharma : les propriétés du Dharma, de la sagesse et de l'action.


Trois démarches de méditations Ba loại Thiền 三種禪


Trois disciplines Tam vô lậu học Three uncontaminated studies 三無漏學 Tisraḥ śikṣāh trois disciplines ou trois sortes d'étude (san-gaku, 三學). Les trois éléments de la pratique qu'un bouddhiste doit maîtriser. Ce sont les préceptes, la méditation et la sagesse. Cela comprend tous les aspects de la doctrine et de la pratique bouddhiques. - La fonction des préceptes (kai, , sila) est de repousser l'injustice et d'arrêter le mal, en pensées, paroles et actions. - La méditation (jo, , dhyana) a pour but de permettre à l'esprit de se concentrer et de s'apaiser. - La fonction de la sagesse (e, , prajna) est de libérer une personne de ses illusions et de lui permettre d'accéder à la vérité. Nichiren assimile les trois disciplines, à l'époque des Derniers jours du Dharma, aux Trois grands Dharmas cachés en identifiant les préceptes au kaidan, la méditation au gohonzon et la sagesse au daimoku.


trois disciplines Tam học three practices 三學 tisraḥ śikṣāḥ trois disciplines ou trois sortes d'étude ou trois entrainements (san-gaku, 三學, trisiksha). Les trois éléments de la pratique qu'un bouddhiste doit maîtriser. Ce sont les préceptes, la méditation et la sagesse. Cela comprend tous les aspects de la doctrine et de la pratique bouddhiques.

1) L'entraînemnt à la discipline éthique : les préceptes, (kai, , kai-kakan, sila, adhisilasikasha). La fonction des préceptes (sila) est de repousser l'injustice et d'arrêter le mal, en pensées, paroles et actions.

2) L'entraînement à la méditation (jo, , jo-kakan, samadhisiksha, dhyana) travail sur le calme mental menant à l'examen du coeur-esprit. La méditation a pour but de permettre à l'esprit de se concentrer et de s'apaiser. 3) L'entraînement à la sagesse (e, , hannya-kakan, prajnasikasha). Acquisition de la vue et de la pensée justes, par l'écoute, la réflexion et la méditation. La fonction de la prajna est de libérer une personne de ses illusions et de lui permettre d'accéder à la vérité. Nichiren assimile les trois disciplines, à l'époque des Derniers jours du Dharma, aux Trois grands Dharmas cachés en identifiant les préceptes au kaidan, la méditation au gohonzon et la sagesse au daimoku.


Trois illusions Tam hoặc Three delusions 三惑 trois illusions ou trois catégories d'illusions (san-waku, 三惑). Classification établie par Zhiyi. 1) Les illusions de la pensée et du désir (kenji waku, 見思惑) : visions déformées de la vie qui naissent du contact des cinq sens avec leurs objets respectifs et qui sont la cause des souffrances humaines dans les six mauvaises voies. Pour les êtres des deux véhicules, dissiper ces illusions garantit l'entrée au nirvana et la libération des renaissances dans le monde des trois plans. Les bodhisattvas poursuivent leur pratique pour éliminer les deux catégories d'illusions suivantes ; 2) Les illusions du bodhisattva pour maîtriser d'innombrables enseignements en dehors de celui qui permettrait de véritablement sauver tous les êtres humains. (égarements des poussières jinja waku) ; 3) Les illusions sur la véritable nature de la vie. Ce sont elles qui empêchent les bodhisattvas de parvenir à l'Eveil, c'est-à-dire de s'éveiller à la vérité de la voie du milieu ; (égarements de l’obscurité, mumyo waku).


trois mauvaises voies Tam ác đạo the three evil paths, three bad migrations 三惡道 sannaku, san-akushu Les trois premiers des dix mondes-états : enfer, esprits faméliques, animalité. En leur ajoutant le monde-état d'asura ils forment les quatre mauvaises voies (shiakudo). Ils sont mis en opposition avec les bonnes voies : hommes, ciel qui, sans être encore très élevés, permettent au moins de sortir de la passivité des trois ou quatre premières.


trois méditations pour la délivrance Tam giải thoát môn three gates of liberation 三解脫門 trīṇi vimokṣa-mukhāni trois méditations pour la délivrance (san-gedatsu-mon, 三解脱門). Trois méditations pour se libérer des souffrances provoquées par les illusions et atteindre l'Eveil. Ce sont : 1) La méditation sur la non-substantialité (ku) en contemplant le fait que les choses sont sans nature propre absolue, rien n'existe en soi, tout s'inscrit dans une relation elle-même tributaire de la temporalité ; 2) La méditation sur la non-discrimination, en contemplant le fait que, parce que toutes choses sont sans substance, il n'existe aucune différence essentielle entre elles ; 3) La méditation sur le non-désir, en contemplant le fait que, comme il n'existe aucune différence essentielle entre les choses, il n'y a rien à désirer ou vers quoi tendre. A distinguer de san joryo, trois sortes de méditations-samadhi


trois mille mondes Tam thiên đại thiên thế giới one billion worlds 三千大千世界 Tri-sāhasra-mahā-sāhasra-loka-dhātu abréviation de trichilio mégachiliocosme (san-zen daisen sekai, 三千大千世界, trisahasra mahasahasro lokhadatu) ; vision cosmique du bouddhisme d'après les sutras Agama. Un microcosme, est constitué de quatre continents entourant le soleil et la lune ou encore un Mont Sumeru et comportant neuf montagnes et huit océans, ainsi que le plan des désirs et le premier ciel de méditation au sein du plan de la forme. Mille microcosmes constituent un micro chiliocosme. Mille micro chiliocosmes constituent à leur tour un moyen chiliocosme qui, multiplié par mille donne un trichilio méga trichiliocosme (trois mille grands trois mille mondes). Une autre définition du trichiliocosme (ichidai san-zenkai, 一大三千界, donne le calcul suivant : un "petit" monde serait plus ou moins un équivalent de notre monde dans la représentation indienne antique. Mille "petits" mondes forment un "monde moyen". Mille mondes moyens forment un "grand monde". On a donc non pas "trois mille mondes" mais mille mondes à la puissance trois.


Trois obstacles Tam chướng Three hindrances 三障 Trīṇy āvaranāni Les trois obstacles sont : 1) L'obstacle des désirs terrestres (bonno-sho), ou obstacles naissant des trois poisons que sont l'avidité, la colère et l'ignorance 2) L'obstacle du karma (go-sho) ou obstacles dus au mauvais karma créé en commettant un cinq forfaits ou des dix mauvaises actions. On fait également entrer dans cette catégorie l'opposition du conjoint et des enfants d'un pratiquant. 3) L'obstacle de rétribution (ho-sho) ou obstacles créés par la rétribution négative d'actions commises dans les trois voies mauvaises. Entrent encore dans cette catégorie les obstacles dus à l'opposition du souverain, de ses parents ou de toute personne investie d'une quelconque autorité sociale.


trois phases de l'existence Tam thế three times 三世 trayo dhvānaḥ trois phases de l'existence (san-ze, 三世). Perception relativiste du temps : passé, présent, futur. Cette approche ne contredit pas la notion d'atemporalité exprimée par le terme gohyaku jintengo car elle se situe sur un autre plan, celui de la perception par le simple mortel. Ainsi l'expression "Dans les trois phases de l'existence" désigne l'éternité où les trois phases sont inséparablement liées par la loi de cause à effet.


trois plans Tam giới three categories of self-restraint 三界 trayo dhātavaḥ trois plans ou trois mondes ou triple monde ou mondes des 3 plans (san-gai, 三界, trailokya). Système de classification issu de la cosmologie indienne et constitué du plan du désir, du plan de la forme pure et du plan du sans-forme ou informel (arupya-dhatu). Cette triade recoupe les six premiers mondes de la théorie des dix mondes. - le plan du désir sensuel (yokkai, 欲界, kama dhatu). Le premier niveau du monde des trois plans, appelé ainsi parce que ses habitants sont soumis à divers désirs tels que le désir de nourriture et le désir sexuel. Ce monde est composé des quatre voies mauvaises (mondes de l'enfer, des esprits affamés, des animaux, des asura et des hommes), des quatre continents entourant le Mont Sumeru et des six premiers niveaux du Ciel (les six ciels du monde du désir). Dans le sixième ou plus élevé de ces six ciels vit le Roi-Démon du Sixième Ciel dont on dit qu'il a un grand désir de soumettre les autres à sa volonté et qui maintient les êtres dans 1'asservissement du désir et dans 1'espoir de la réalisation des espérances - le plan de la forme (shikikai, 色界, rupadhatu). C'est le plan de la matière subtile. Les êtres qui s'y trouvent ont des corps physiques et sont sujets à certaines limitations matérielles, mais ils se sont éveillés à la structure réelle des choses et n'ont aucun désir, se nourrissant de lumière. Ce monde comprend les quatre ciels de la méditation et se subdivise en dix-huit ciels (seize ou dix-sept selon d'autres explications). Le plus élevé est le Ciel Akanishtha (Akanitaten ou Shikikukyoten). - le plan du sans-forme (mushikikai, 無色界, arupadhatu). Parfois traduit par "monde de l'esprit". C'est le troisième niveau du monde des trois plans. Etant un royaume purement spirituel, il ne peut être situé au-dessus du plan de la forme, bien qu'il soit souvent représenté graphiquement ainsi, pour les besoins de la logique. On dit qu'on peut atteindre le plan du sans-forme par la méditation. Il comprend quatre domaines que l'on conçoit à l'aide de méditations de plus en plus profondes. Il s'agit du domaine où tout est non substantiel (kumuhenjo), du domaine où il n'y a que la conscience (shikimuhenjo), du royaume où rien n'existe (mushousho) et du royaume où il n'y a ni pensée ni absence de pensée (hisohihisosho). Voir le schéma des différents ciels. Et également l'article sur le triple monde.


Trois poisons Tam độc Three poisons 三毒 Les trois causes de toute création de karma, trois principales sources de la souffrance humaine : 1. L'avidité ou l'égoïsme (taṇhā; tṛṣṇā) 2. La haine ou la colère (dveṣa) 3. L'aveuglement ou l'ignorance (avijjā; avidyā)


trois sceaux du Dharma Tam pháp ấn 三法印 dharma-mudrā trois sceaux du Dharma (samboin, 三法印). Trois principes d'identification du bouddhisme : impermanence, non-substantialité, nirvana. En y ajoutant la souffrance, on a les quatre sceaux du Dharma qui permettent de distinguer les enseignements bouddhiques des autres doctrines.


trois sortes d'offrandes Tam thí 三施 trois sortes d'offrandes (san-se, 三施) Plusieurs listes : A. 1) offrande de biens : nourriture, médicaments, vêtements ; 2) offrande du Dharma :enseigner ou expliquer le Dharma ; 3) offrande de courage : sécuriser dans des circonstances difficiles. B. 1) offrande de biens ; 2) offrande de vénération ; 3) offrande du Dharma. C. 1) offrande de nourriture et de boisson ; 2) offrande de trésors rares ; 3) offrande de la vie.


trois sortes de sagesse Tam trí Three kinds of wisdom 三智 trois sortes de sagesse, (san-chi, 三智). Selon le Daichido Ron ce sont : - La sagesse des auditeurs-shravakas et des pratyekabuddhas (les deux véhicules) qui leur permet de comprendre l'aspect universel de tous les phénomènes - La sagesse des bodhisattvas, qui leur permet de mener les êtres au salut en comprenant les aspects individuels de tous les phénomènes - La sagesse du bouddha, qui comprend à la fois l'aspect universel et l'aspect individuel de tous les phénomènes ainsi que le véritable principe qui les régit. Dans l'enseignement de Zhiyi, une personne obtient les trois sortes de sagesse par la méditation qui permet de percevoir l'unification des trois vérités en un seul esprit (en yu no sangan). On appelle cela les trois sortes de sagesse en un seul esprit (isshin sanshi). Par la perception de la vérité de la non-substantialité (kutai), une personne obtient la sagesse des deux véhicules ; par la perception de la vérité de la temporalité (ketai), une personne acquiert la sagesse des bodhisattvas ; et par la perception de la vérité de la voie du milieu (chutai) une

personne obtient la sagesse de bouddha.


Trois souffrances Tam khổ Three kinds of suffering 三苦 Tisro-duḥkhatāḥ trois souffrances (san-ku, 三苦). La première catégorie de souffrances résulte de causes et de conditions indésirables, la deuxième résulte de l'absence de quelque chose de désirable et la troisième résulte de l'impermanence de tous les phénomènes.


trois trésors Tam bảo three treasures 三寶 triratna Ce par quoi le courant bouddhiste existe, à savoir : le Bouddha, le Dharma (doctrine bouddhique), la communauté des moines (sangha). La différence entre les écoles nichireniennes provient, entre autres, de l'interprétation de ces trois trésors. Pour la majorité de courants le Bouddha est Shakyamuni, le Dharma est le Sutra du Lotus (Myoho Renge Kyo) et la communauté est constituée par Nichiren et ses disciples. Les écoles Nichiren Shoshu, Nichiren Shoshinkai et le mouvement laïc de la Soka Gakkai issu de la Shoshu interprètent le Bouddha comme étant Nichiren, le Dharma comme l'enseignement de Nichiren et le Sangha, la hiérarchie de leur école uniquement.


trois vertus Tam đức 三德 triguṇa I. La première est relative aux trois vertus dont témoigne le Bouddha. - La vertu du corps du Dharma (hosshin, dharmakaya) ; c'est la vérité qu'un bouddha a comprise, le principe véritable qu’atteste le Bouddha. - La prajna (hannya) désigne la sagesse du Bouddha qui s’est éveillé à ce principe véritable - La délivrance (gedatsu, vimukti) est l’unicité concrète des deux principes précédents en la personne du Bouddha qui ainsi n’est plus tributaire des naissances et des morts et du malheur, il s’est " libéré". Ces trois vertus correspondent respectivement aux trois corps (sanjin) du Bouddha II. L’autre groupe des trois vertus représente les qualités du Bouddha envers les êtres. Dans ce cas, on dit également triple vertu pour montrer que l’attitude unique du Bouddha envers les êtres est porteuse à la fois de ce que nous identifions comme trois qualités. Ce sont les vertus de souverain (shu, zhu), maître (shi, shi) et parents (shin, qin). - La vertu de souverain désigne la capacité à protéger les êtres - La vertu de maître est la capacité à guider les êtres - La vertu de parents est celle de les aimer. Cette notion est basée sur le Sutra du Lotus, chapitre Hiyu* (III) : "Maintenant ce monde des Trois plans est entièrement mon domaine [souverain]. Les êtres qui vivent en son sein sont tous mes enfants [parent]. Maintenant ce monde connaît de nombreuses souffrances et épreuves. Je suis la seule personne à pouvoir les sauver et les protéger [maître]." Pour Nichiren, seule Shakyamuni est pouvu de ces trois vertus.


trois véhicules Tam thừa three vehicles 三乘 trīṇi yānāni 1. auditeurs-shravakas, pratyekabuddhas, bodhisattvas. Expression fréquemment utilisée pour désigner les disciples auxquels le Bouddha destine un enseignement provisoire. Dans le chapitre II du Sutra du Lotus, les trois chariots auxquels sont comparés ces san-jo sont remplacés par un chariot unique, incomparablement plus beau, celui du Bouddha lui-même. 2. Enseignements et pratiques propres au cheminement spirituel des auditeurs-shravakas, pratyekabuddhas, bodhisattvas.


trois voies Tam đồ three destinies 三塗 enfer, esprits faméliques, animaux


Troisième des quatre royaumes du monde du sans-forme Vô sở hữu xứ The third region in the realm of formlessness. 無所有處 ākiñcanyāyatana Troisième des quatre royaumes du monde du sans-forme (arupadhatu). Royaume où rien n'existe.


Troisième niveau d'expérience méditative Tam thiền Third meditation 三禪 Tri-dhyāna Le troisième niveau d'expérience méditative comprend 5 états: - Développer l'équanimité - L'établissement de l'attention - La sagesse - Le bonheur - L'unification du sujet et objet


Troisième noble personne A na hàm Third noble person 阿那含 Anāgāmin Celui qui ne revient pas. C'est la troisième parmi les quatre nobles personnes (āryapudgala) qui a abandonné les neuf catégories de souillures des plaisirs et qui n'a plus à renaître dans le monde du désir (kāmadhatu).


Vénérable Đại đức Venerable 大德 Bhadanta Grande vertu. Titre de vénération désignant des personnes de grande vertu, auparavant utilisé seulement pour les Bouddhas, les Bodhisattvas et les éminents anciens moines ayant réalisé la Voie. Ensuite, ce titre sert à indiquer communément tous les moines (Bhiksus) pratiquant l'éthique pure et vertueuse. 1. Titre de vénération désignant les Bouddhas, les Bodhisattvas, les Grands moines ou les anciens Bhiksus. Dans le Dharmaguptaka-Vinaya :" Vipassin, Sikkhin, Vessabhu, Kakusandha, Konagamana, Kassapa, Sakyamuni, ces Vénérables Honorés du Monde m'ont dit ces faits-là". Le sarvastivada vinaya ksudraka vastu écrit: "Les jeunes Bhiksus doivent dire Vénérables aux Anciens, et les Bhiksus âgés doivent appeler les jeunes Bhiksus par le titre Ayusmant (personne qui a reçu complètement les préceptes). Dans les textes Vinaya, il est écrit que quand on est en face d'une grande assemblée composée de Bhiksus, on les appelle 'Vénérables moines'; et quand on est devant une grande assemblée de Bhiksunis, on les appelle "Moniales". 2. Titre d'honneur des Grands moines. En Chine, on n'appelle pas les Bouddhas et les Bodhisattvas par le titre Vénérable, mais on l'utilise pour les Grands moines. Comme c'est noté dans "l'Histoire d'Eminents Moines": A ce moment-là, le roi avait émis le décret royal accordant le titre Vénérable à six personnes dont Huệ Viễn est l'un d'entre eux". Selon "l'Histoire d'Eminents Moines" des Dynasties Tùy et T'ang, les gens utilisaient le mot Vénérable pour appeler les traducteurs de sutras. Comme dans l'histoire du "Grand bienveillant Maître d'enseignement du Tripitaka au temps de la Dynastie T'ang", il est écrit :"En l'an 19 du nom de Trinh Quán (645 après JC), au mois de juin, Hsuan-Tsang arriva à la pagode Hoằng Phúc pour la traduction des sutras. Les Vénérables travaillant à l'interprétation du sens des textes sont au nombre de 12. Pour les Vénérables qui corrigent les textes, on en compte 9 personnes. Pour assurer l'aspect culturel il y a un Vénérable. La comparaison du sens des textes traduits avec la version original en Sanskrit est à la charge d'un Vénérable..."

Vénéré du Monde Thế tôn world-honored one 世尊 Lokanātha, Bhagavat Bhagavat ou Bhagavant (Bienheureux, Honoré du Monde, Vénéré du Monde, Seson, Butsu-seson, 世尊) Un des dix titres honorifiques du Bouddha. Littéralement "celui qui possède sa part" du bonheur de la délivrance. On utilise aussi ce terme lorsque l'on s'adresse à des divinités. Quand le bouddhisme attribue cette épithète à un bouddha, elle signifie "béni" ou "bienheureux". Dans les versions chinoises des textes bouddhiques, il fut traduit par "le Vénéré du Monde", désignant ainsi une personne grandement révérée dans le monde parce qu'elle est dotée de tous les bienfaits et parce qu'elle dispense des bienfaits à tous les êtres vivants qui l'entourent.

Yoga Du già 瑜伽